Lyon. Extension de la vidéoverbalisation dans le quartier de la Guillotière

la vidéo-verbalisation fait l'objet d'un test grandeur nature dans la Presqu'ïle lyonnaise / © MaxPPP/ VALLAURI Nicolas
la vidéo-verbalisation fait l'objet d'un test grandeur nature dans la Presqu'ïle lyonnaise / © MaxPPP/ VALLAURI Nicolas

Face à l’exaspération des habitants de la Guillotière (Lyon 7e), le maire adjoint à la Sécurité de la Lyon, Jean-Yves Sècheresse, annonce l’extension des mesures de vidéoverbalisation. Premier objectif : limiter la délinquance et diminuer les nuisances dont se plaignent les riverains.
 

Par Daniel Pajonk

Les habitants du quartier de la Guillotière, réunis au sein d’une association «apolitique»  n’en peuvent plus. Ils ont lancé une pétition qui a rassemblé près de 1400 signatures pour dénoncer la dégradation de la vie dans leur quartier, l’augmentation des incivilités en tout genre. Ils demandent à retrouver «calme et sérénité».
Jean-Yves Sècheresse, le monsieur sécurité de la ville de Lyon, et proche de Gérard Collomb dans la course des municipales, a annoncé ce jeudi la mise en place de la vidéoverbalisation dans les rues du quartier et place Gabriel Péri. A notre confrère 20 Minutes Lyon, Jean-Yves Sècheresse confirme cette utilisation dès la journée, alors que dans la Presqu’île, ces verbalisations interviennent le soir et la nuit, pour réduire l’incivilité routière spécialement. Cette mesure pourrait être appliquée durant une année test. Cela n’enpêche pas l’élu d’ajouter que la place du Pont pourrait faire l’objet d’une requalification urbaine conséquente. Elle passerait par une végétalisation et la refonte totale de la place, transports terrestres compris.
 

Les résidents demandent «aux élus et partenaires en charge du bien-être de la population de prendre des mesures concrètes et durables»

Dans leur pétition, les riverains mécontents stigmatisent plusieurs problèmes qu’ils veulent voir réglés au plus vite, n’hésitant pas à utiliser la campagne des élections municipales pour tenter de peser sur le Château, la mairie centrale.
Ainsi, en vrac, ils dénoncent des trafics illégaux, des nuisances sonores à toute heure du jour ou de la nuit, des comportements de personnes alcoolisées sur la voie publique, avec ce que cela peut générer, des rixes, et un état sanitaire dégradé, caractérisé par de «fortes odeurs d’urine, une quantité monstrueuse de déchets (dont certains pouvant mettre en danger la santé des habitants, comme les seringues découvertes au sein du Square St-Michel citées précédemment), des débris de verre (…) sur les trottoirs…»

Les + Lus