Hôpital Lyon-Croix-Rousse : les urgences perturbées par un mouvement de grève

En écho à une mobilisation initiée par leurs collègues parisiens de l'AP-HP, des infirmiers et aides-soignants du service des urgences de l'Hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, se sont mis en grève ce lundi matin. Les patients sont reçus au goutte-à goutte.
La plupart des malades sont reroutés vers d'autres services d'urgence de l'agglomération lyonnaise.
La plupart des malades sont reroutés vers d'autres services d'urgence de l'agglomération lyonnaise. © Myriam Figureau, F3RA
Les urgences de la Croix-rousse tournent au ralenti, ce lundi matin. Une partie des personnels soignant a cessé le travail à partir de 8 heures et jusqu'à midi, avec le soutien du syndicat CGT. Ils demandent une reconnaissance de la spécificité du travail aux urgences (risque infectieux, violences subies) et une revalorisation de leur salaire par le versement d’une prime.

En conséquence, les pompiers n'y transportent aucun patient, et le SAMU renvoie les malades vers d'autres services d'urgence de l'agglomération lyonnaise. Sur place, pour les personnes venues par leurs propres moyens, seules les urgences vitales sont prises en charge.

L'exemple parisien 

A Paris, une grève illimitée entamée le 15 avril se poursuit dans les 25 services d'urgences de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. La CGT et SUD-Santé réclament davantage d'effectifs et une hausse de salaire de 300 euros par mois.
  
La direction a proposé des postes supplémentaires : 45 pour les urgences adultes et 16 pour les urgences pédiatriques) et une prime mensuelle de 65 euros net pour l'ensemble des agents et un "forfait spécifique d'heures supplémentaires" pour les aides-soignants et les infirmières, de l'ordre de 250 euros net qui pourrait être versé dès la sortie de grève.

Les négociations continuent en vue d'un accord.
 
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