Lyon. Coronavirus : un laboratoire lyonnais espère trouver au plus vite un traitement

Depuis une semaine, le laboratoire VirPath, membre du Centre international de Recherche en Infectiologie de Lyon (Ciri), est mobilisé 7 jours sur 7. L'équipe de chercheurs est stimulée par le fait de se sentir ainsi utile et attendue par le grand public. / © ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP
Depuis une semaine, le laboratoire VirPath, membre du Centre international de Recherche en Infectiologie de Lyon (Ciri), est mobilisé 7 jours sur 7. L'équipe de chercheurs est stimulée par le fait de se sentir ainsi utile et attendue par le grand public. / © ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

Le laboratoire universitaire lyonnais VirPath espère trouver au plus vite un traitement efficace contre le coronavirus. Depuis une semaine, ce laboratoire, membre du Centre international de Recherche en Infectiologie de Lyon est mobilisé 7 jours sur 7.

Par France 3 Rhône-Alpes (Avec AFP)

Le nouveau coronavirus a bousculé tous les plans de VirPath, un laboratoire universitaire lyonnais qui espère trouver au plus vite, parmi la pharmacopée déjà existante, un traitement efficace contre ce virus qui a déjà fait plus de 560 morts.
Ce laboratoire propose une stratégie originale au sein du consortium "REACTing", mis en place par l'Inserm pour faire face à des crises sanitaires comme la grippe H5N1, Ebola ou encore Zika.

A Lyon, ils n'attendent pas les observations accidentelles pour exploiter les effets secondaires de certains médicaments. Ainsi ils ont trouvé
qu'un médicament prescrit pour lutter contre l'hypertension s'avérait très efficace contre toutes les souches de grippe. Car la grippe tue toujours, selon l'OMS, avec entre 290.000 et 650.000 décès dans le monde chaque année.

Depuis une semaine, ce laboratoire, membre du Centre international de Recherche en Infectiologie de Lyon (Ciri), est mobilisé 7 jours sur 7.
Les chercheurs sont en passe de terminer l'étape numéro un qui consiste à isoler le 2019-nCoV, le dupliquer afin de disposer d'une banque de travail suffisante. L'institut Pasteur à Paris est le premier en Europe à avoir réussi à le faire fin janvier.
"On est parti de prélèvements nasaux de patients infectés et hospitalisés à l'hôpital Bichat à Paris avec tout ce que peut contenir un nez", raconte un des techniciens du laboratoire. Un véritable travail d'enquête biologique. Ils sont peu à être habilités à travailler sur ce nouveau coronavirus .

L'équipe de chercheurs est stimulée par le fait de se sentir ainsi utile et attendue par le grand public. "C'est rare qu'il y ait des attentes venant de l'extérieur", glisse une scientifique. 
 

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