Lyon : l'ex-électricien de Picasso et sa femme comparaissent devant la cour d'appel pour recel

Le couple Le Guennec comparaît ce mardi 24 septembre devant la Cour d'Appel de Lyon pour le recel de 271 oeuvres de Pablo Picasso. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN
Le couple Le Guennec comparaît ce mardi 24 septembre devant la Cour d'Appel de Lyon pour le recel de 271 oeuvres de Pablo Picasso. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN

L'ex-électricien de Pablo Picasso et son épouse comparaissent devant la cour d'appel de Lyon pour le recel de 271 oeuvres de l'artiste.

Par Arnaud Jacques avec AFP

L'ex-électricien de Pablo Picasso et son épouse, condamnés à deux reprises pour le recel de 271 oeuvres de l'artiste datées de 1900 à 1932, entreposées durant 40 ans dans leur garage, comparaissent à nouveau ce mardi 23 septembre devant la cour d'appel de Lyon.


Une plainte déposée en 2010

180 de ces oeuvres, dessins, lithographies et collages non signés, ni inventoriés au moment du décès du peintre, avaient refait surface en janvier 2010 lorsque M. Le Guennec s'était présenté au fils de l'artiste, Claude Ruiz-Picasso, afin de les faire authentifier. Les héritiers avaient alors aussitôt porté plainte.
 

Un accusé qui change de version

Après avoir soutenu, lors du procès en première instance devant le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes), que les 271 oeuvres étaient un cadeau offert par Pablo Picasso pour qui il avait travaillé entre 1970 et 1973, en remerciement de son dévouement, l'ex-électricien avait changé de version devant la cour d'appel.
Il avait alors affirmé qu'il s'agissait d'un don de la veuve du maître, Jacqueline Roque, au moment de sa mort en 1973, "peut-être" pour les soustraire de l'inventaire de succession.
Quelques mois après le décès de Picasso, "elle m'a demandé de bien vouloir mettre chez moi en réserve des sacs poubelle". Selon lui, il y en avait entre 15 et 17. Plus tard, elle lui aurait demandé de les lui rendre, sauf un pour lequel elle aurait dit "Gardez-le, c'est pour vous", avait raconté M. Le Guennec à la barre.
"Avec les époux Le Guennec, c'est la farandole des mensonges, un mensonge chasse l'autre", a fustigé l'avocat de M. Ruiz-Picasso, Jean-Jacques Neuer, qui voit dans le couple "la mule" d'un réseau visant à mener "une opération de blanchiment d'oeuvres volées". 

A la veille de ce nouveau procès, l'avocat du couple, Me Antoine Vey, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.
 

Une précédente condamnation annulée en cassation

Pierre et Danielle Le Guennec avaient obtenu en cassation l'annulation de leur condamnation en appel de décembre 2016 à deux ans de prison avec sursis au motif que la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) n'avait pas démontré que les oeuvres "provenaient d'un vol".

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