A Lyon, un patron annonce mettre en place la semaine de 4 jours, avec augmentation de salaire

Publié le Mis à jour le
Écrit par N. Baillard (avec AFP)

Le patron du Groupe LDLC, basé dans la métropole de Lyon en est convaincu "tout le monde en sort gagnant, salariés comme entreprise." Il dit s'être inspiré d'un modèle japonais. Ça peut faire rêver ou pas...

Laurent de la Clergerie, patron du groupe LDLC, vendeur en ligne d'équipements de haute technologie, a annoncé mettre en place en 2021 la semaine de quatre jours, et cela sans renoncer aux augmentations de salaire prévues.

L'annonce, évidemment bien accueillie en interne, en a été faite sur Yammer, le réseau social de l'entreprise.



"Quand je fais mes calculs, je pense qu'à la fin tout le monde est content et que tout le monde en sort gagnant", salariés comme entreprise, a indiqué Laurent de la Clergerie, à l'AFP.



Le patron du groupe basé à Limonest, dans la métropole de Lyon, a précisé que, dans ce cadre, la durée quotidienne du travail ne dépassera pas 8 heures. "Aller au-delà de huit heures, ce n'est pas possible."

    

Comme chaque année, il y aura une augmentation de salaire et ce n'est pas parce qu'on passe aux 32 heures hebdomadaires,  qu'il n'y en aura pas l'an prochain.

Laurent de la Clergerie, patron du groupe LDLC



Inspiré par une expérience japonaise

Pour expliquer cette initiative, Laurent de la Clergerie a indiqué avoir lu, il y un an, "un article sur une expérience de Microsoft au Japon qui avait été bénéfique".

Il y a deux ans, Groupe LDLC avait connu une phase difficile qui l'avait empêché de respecter certaines des conditions posées par ses banques. Il s'est depuis désendetté et a retrouvé le chemin de la croissance, "avec le coup de pouce supplémentaire" donné par l'épidémie de Covid-19 qui a dopé les ventes de produits électroniques.



L'action Groupe LDLC, qui était tombée à 6,2 euros il y a un an, a plus que triplé depuis pour s'établir mardi 30 juin au soir à 22,00 euros. A ce prix, l'ensemble de la société était valorisée à 139 millions d'euros.
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