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Lyon : pourquoi les taxis ne défileront pas mardi ?

Vous ne verrez pas de taxis défiler mardi  dans Lyon. Si des artisans taxis rejoindront tôt demain la manifestation nationale prévue dans la capitale pour protester contre la concurrence des VTC, il n'est pas prévu d'opérations escargot, ni de blocage de la ville.
Vous ne verrez pas de taxis défiler demain dans Lyon
Vous ne verrez pas de taxis défiler demain dans Lyon
Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser à partir de mardi dans toute la France pour protester contre les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), sur fond de "désespoir" suscité par une baisse des recettes. La ville de Lyon est périodiquement investie par des taxis en colère mais cette fois, aucune manifestation ne devrait venir perturber le trafic dans l'agglomération. Un cortège d'artisans taxis lyonnais se formera très tôt demain matin pour rejoindre la grande manifestation prévue dans la capitale. Mais sans conséquence sur la circulation.

Les taxis lyonnais semblent aujourd'hui vouloir jouer l'apaisement, après les contrôles renforcés opérés récemment par la préfecture auprès des VTC ou des taxis clandestins. Néanmoins, Jean-Paul Durand, président de la maison des taxis du Rhône et secrétaire de "l'Union Nationale des taxis", ne comprend pas pourquoi la loi Thévenoud du 1er Octobre 2014, qui "réglemente le service des voitures de transport avec chauffeur", ne s'applique toujours pas. Et pourquoi des chauffeurs clandestins peuvent prendre des passagers à leur bord sans jamais payer de taxes, ni de charges. Jean-Paul Durand explique aussi que son organisation "n'a pas voulu laisser le champ libre demain à la concurrence déloyale" pour transporter les visiteurs du salon C-print qui ouvre ses portes demain à Lyon.
 

"On a aussi un peu peur des débordements" - Jean-Paul ​Durand - Maison des taxis du Rhône


Pascal Wilder, président de la fédération des taxis indépendants du Rhône, qui revendique quelque 200 adhérents, accompagnera la délégation lyonnaise à Paris. Il confirme qu'il ne veut pas pénaliser non plus les clients de ce gros salon lyonnais, ni bloquer les accès à l'agglomération. Mais il ne cache pas non plus l'exaspération d'une partie des professionnels, ni le risque d'"une manifestation sauvage". Rien n'est exclu : "Peut-être qu'on en arrivera-là, nous aussi",  laissant entendre que d'autres actions pourraient être envisagées si le gouvernement ne se décide pas à agir avec fermeté.

De son côté, Benjamin Cardoso, fondateur de "LeCab ", une grosse société de VTC présente dans 22 grosses agglomérations, estime dans un communiqué que son organisation s'inscrit "dans une offre complémentaire des taxis, qui peut trouver sa place sereinement et loyalement". En expliquant que son propre réseau refuse également "la fraude fiscale et sociale" et qu'elle respecte le cadre fixé par le législateur.           
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