Lyon : les pompiers se mobilisent pour dénoncer les agressions

Entre 200 et 300 pompiers manifestent, ce mercredi 7 octobre depuis le début d'après-midi à Lyon, pour dénoncer les attaques dont ils sont victimes, après un week-end marqué par plusieurs agressions.
Des centaines de pompiers se sont rassemblés ce mercredi 7 octobre, pour demander plus de moyens face aux agressions dont ils sont victimes, notamment lors d'interventions dans les quartiers sensibles de la métropole de Lyon.
Des centaines de pompiers se sont rassemblés ce mercredi 7 octobre, pour demander plus de moyens face aux agressions dont ils sont victimes, notamment lors d'interventions dans les quartiers sensibles de la métropole de Lyon. © Mouloud Aissou /FTV
Entre 200 et 300 pompiers se sont retrouvés pour manifester, ce mercredi 7 octobre à partir de 14h, entre la préfecture et la caserne de la rue Rabelais dans le 3e arrondissement de Lyon. Ils réclament davantage de moyens dédiés à leur sécurité, après des agressions graves survenues notamment dans la commune de Rillieux-la-Pape les 3 et 4 octobre dernier.
 

Ils déposent les casques

Avant le départ de leur manifestation, les pompiers ont déposé les casques devant la préfecture du Rhône. Un geste symbolique pour "démontrer notre indignation face à cette escalade de violences et apporter notre soutien à nos collègues", selon les syndicats, après de graves agressions survenues samedi 3 et dimanche 4 octobre. Ils réclament plus d'effectifs de pompiers et de policiers pour assurer leur sécurité lors d'interventions sensibles, la mise à disposition de caméras-piétons pour filmer les interventions sensibles, ou encore l'anonymisation de leurs plaintes. Enfin, le syndicat Sud réclame des mesures de couvre-feu pour interdire les sorties nocturnes aux mineurs seuls dans les quartiers sensibles.

En milieu d'après-midi, les maires de Bron, Saint-Priest et des élus de Rillieux-la-Pape et Caluire-et-Cuire ont rejoint les manifestants pour les soutenir.


Boules de pétanque et hachette

Samedi 3 octobre, des soldats du feu ont essuyé des jets de pierres et de boules de pétanque, alors qu'ils intervenaient sur des feux de véhicules dans un quartier sensible de Rillieux-la-Pape. "Les pompiers ont dû se retrancher dans le poste de police parce qu'il n'y avait pas assez d'effectifs" pour assurer leur sécurité, selon Marc Darcissac, responsable CGT chez les pompiers du Rhône, interviewé ce mercredi sur BFM Lyon. 

Le lendemain dans la matinée, un pompier a été blessé à la tête par un coup de hachette, alors qu'il tentait de maîtriser un individu agressif, devant un bar du 7e arrondissement de Lyon. Ses jours ne sont pas en danger, mais sa blessure s'étendait sur 10 centimètres. "Nos collègues ont vraisemblablement évité un massacre dans ce bar", ont par ailleurs expliqué les syndicats dans un communiqué.
 

Hausse du nombre d'agressions

Ces évènements s'inscrivent dans un contexte d'agressions répétées envers les soldats du feu dans la métropole lyonnaise. La CGT affirme que les pompiers sont à l'origine d' "un dépôt de plainte tous les deux jours" en moyenne. Dans le Rhône, l’an dernier, il y a eu 160 actes et 111 dépôts de plainte au total. Les agressions à leur encontre progressent de 15 à 20% en moyenne chaque année, et plus de la moitié sont localisées dans la métropole de Lyon.
 

Des renforts en vue

Lundi 5 octobre, en déplacement à Rillieux-la-Pape après les violences urbaines du week-end, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a confirmé que des renforts de police seront déployés sur la Métropole de Lyon prochainement. Il doit recevoir dans 10 jours les élus lyonnais. Le maire (LR) de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet, a enfin demandé le placement de sa commune dans le dispositif de "quartier de reconquête républicaine", et de nouveaux moyens pour lutter contre ces violences. 
 
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