Lyon : une marche blanche en hommage à Laetitia, tuée à l'arme blanche à 12 ans

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Écrit par Mathieu Boudet

Entre 200 et 300 personnes ont marché, ce mercredi 11 mai, pour Laetitia, tuée le 6 avril dernier à Villeurbanne. Le principal suspect, qui s'est suicidé, aurait agi par vengeance suite à un conflit de co-propriété.

Tous émus, mais unis pour elle. Entre 200 et 300 personnes se sont retrouvées, ce mercredi 11 mai à midi, devant l'établissement scolaire Ampère de Lyon, pour rendre hommage à Laetitia, à l'occasion d'une marche blanche.

"Une jeune fille discrète"

Devant le collège-lycée Ampère, dans le deuxième arrondissement de Lyon, des proches de Laetitia, ses amis d'école, mais aussi des enseignants et l'entourage de la famille se soutiennent. A leurs mains, des ballons blancs sur lesquels est inscrit le prénom de Laetitia. Ils les laisseront rejoindre le ciel symboliquement une fois arrivés à la mairie de Villeurbanne. Durant la marche, partie à midi ce mercredi, une des professeures de Laetitia évoque "une marche discrète, à l'image de Laetitia, qui était une jeune fille discrète." Une de ses camarades, élève en 6e, confie qu'elle pense toujours beaucoup à Laetitia et au drame qu'elle a subi. Les visages sont fermés, l'émotion reste entière, moins de deux mois après le choc causé par un drame aussi brutal qu'irrationnel.

Un simple litige de voisinage

Le corps de la jeune fille a été découvert le 6 avril dernier, gisant dans la baignoire du domicile d'un voisin de la famille, dans un immeuble du quartier Ferrandière à Villeurbanne. 35 plaies ont été relevées sur le corps de Laetitia, qui s'est défendue lors de l'agression. Le voisin, âgé de 74 ans, s'est donné la mort par arme à feu : son corps était retrouvé le lendemain du drame, dans un bois de l'ouest lyonnais. Selon nos confrères du Progrès,  les motifs suspectés par la police seraient une vengeance du voisin, en conflit avec son syndic, dont la mère de Laetitia était membre. Le suspect aurait laissé une lettre illustrant un ressentiment envers cette famille, dans le cadre d'un litige de copropriété, lié à la plomberie de l'immeuble. Un problème apparemment anodin devenu une obsession qui a conduit à ce geste dramatique.

Le parquet de Lyon était injoignable, ce mercredi, pour préciser ces éléments de l'enquête.