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Lyon : le village d'insertion des Roms de St Genis-les-Ollières va fermer

11 des 16 bungalows du site de Chapoly a St Genis-les-Ollières sont déjà vides / © Mathieu Boudet/France 3 Rhône-Alpes
11 des 16 bungalows du site de Chapoly a St Genis-les-Ollières sont déjà vides / © Mathieu Boudet/France 3 Rhône-Alpes

Les 16 familles roms accueillis depuis fin 2015 dans un village de bungalows à St Genis-les-Ollières près de Lyon va bientôt fermer. Presque toutes les familles ont trouvé un logement et la plupart des adultes un travail, aidés par l'association lyonnaise Habitat et Humanisme. 

Par Myriam Figureau

Une fermeture qui sonne comme petite victoire. A St Genis-les-Ollières, comme sur le site jumeau de St Priest, il ne reste plus que quelques familles parmi les 16 initialement arrivées en décembre 2015. Et pour (la bonne) cause : la plupart d'entre elles ont trouvé un logement et les pères de familles ont aujourd'hui un job.

Un long et patient travail d'insertion mené par l'équipe de l'association lyonnaise Habitat et Humanisme, installée sur place. Mais aussi et surtout par une volonté manifestée par les adultes de trouver un travail et de s'intégrer.

"Ils ont su saisir la chance qui leur était offerte", commente Benoit Aurenche, le coordinateur de l'opération pour Habitat et Humanisme." Certains se levaient même à 5h heure du matin pour prendre le bus et aller attraper le premier métro."

D'autres structures se sont également impliquées dans le projet comme ATD Quart-Monde, aux côtés des enfants et même une association d'habitants de St Genis.
Une quarantaine d'enfants ont pu été scolarisés. 33 adultes sur les deux sites ont trouvé un emploi et la plupart des occupants ont bénéficié de cours de français.

Ligne de fracture dans la commune


Et pourtant, l'opération menée par la préfecture du Rhône, sur un terrain appartenant à l'Etat, s'était imposée au maire de la commune. L'arrivée des familles, qui avaient pour certaines d'entre elles, vécu plusieurs années dans des bidonvilles de l'agglomération lyonnaise, s'était faite sous escorte policière, tant l'opération avait divisé la population. Le maire de St Genis, Didier Cretenet, ne cache pas aujourd'hui son soulagement de voir partir les dernières familles. Et aussi son amertume sur une opération, qui, selon lui n'est pas positive. Pour lui, la fracture existe toujours.

Myriam Figureau et Mathieu Boudet ont passé une matinée avec les familles et l'association sur place. 

 

Les deux villages d'insertion fermeront leurs portes fin octobre.

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