Les meurtriers du jeune Mohamed Abdelhadi vont-t-ils être jugés, 18 ans après la mort du jeune homme ?

Un procès pour meurtre pourra-t-il être organisé, 18 ans après la mort de Mohamed Abdelhadi ? La Cour de Cassation rendra sa décision le 11 décembre 2019 à Paris. / © FTV
Un procès pour meurtre pourra-t-il être organisé, 18 ans après la mort de Mohamed Abdelhadi ? La Cour de Cassation rendra sa décision le 11 décembre 2019 à Paris. / © FTV

L'affaire Mohamed Abdelhadi, disparu en 2001, a été examinée par la Cour de Cassation de Paris le 14 novembre dernier. Son délibéré sera rendu le 11 décembre, pour savoir si un procès aura bien lieu, ou non, 18 ans après la disparition du jeune homme.

Par Renaud Gardette

18 ans après les faits, la plus haute juridiction judiciaire est sur le point de se prononcer. Selon nos informations, la Cour de Cassation a examiné, en audience restreinte, les dossiers des avocats concernant l'affaire, et les mystères, de la disparition du jeune Mohamed Abdelhadi. Le délibéré sera rendu à Paris, le 11 décembre à 14h. Une conférence de presse, autour de Me Spinozi représentant la famille du jeune homme, est prévue dans la foulée.
 

Une affaire de plus de 18 ans


Mohamed Abdelhadi a disparu le 9 décembre 2001 à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Sa famille avait multiplié les recherches à l'époque, en vain. En 2008, elle décide de relancer le dossier en déposant plainte pour "disparition inquiétante". Sans plus de succès.

En 2016, une femme rapporte à la police les aveux de son compagnon : lui et son père auraient poignardé à mort le jeune homme, sur fond d'affaire de vol et de trafic de drogue, avant de cacher le corps dans une cave, puis d'enterrer les restes du jeunes homme dans une forêt du Beaujolais, près de Jassans-Rottier.

Un homme de 61 ans, et ses deux fils de 31 et 36 ans, ont été mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre. Patrick D., le sexagénaire, a reconnu les faits, mais son avocat a invoqué la prescription, de 10 ans pour les crimes. L'affaire a donc été jugée par la Cour d'Appel en mars 2018. 

Un crime "occulte"

Pour elle, il s'agissait d'un crime "occulte", car le corps a été dissimulé dans une cave, avant d'être déplacé. Avec cette décision, le délai de prescription commence le jour de la découverte du corps, en 2016, il n'est donc pas dépassé, mais c'est finalement la Cour de Cassation qui doit trancher. C'est donc cet avis qui va décider si un procès pour meurtre peut avoir lieu ou non. 

Quant à la plainte déposée en 2008, elle est toujours portée disparue : de façon étrange, la version papier de cette plainte a été perdue. Il n'existe qu'une version numérique, mais pas l'original papier. Pour l'instant le mystère demeure autour de cette disparition.
 

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