OL : c'est qui le patron?

Juninho et Jean-Michel Aulas à Brest le 25 septembre 2019, pendant le 6è match sans victoire de l'OL. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
Juninho et Jean-Michel Aulas à Brest le 25 septembre 2019, pendant le 6è match sans victoire de l'OL. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Après ce début de saison décevant où l'Olympique Lyonnais pointe à la 11è place et à la veille de la 2è journée de Ligue des Champions contre Leipzig, Aulas met Sylvinho sous la tutelle de Juninho, sans le dire explicitement.

Par Arnaud Jacques avec AFP

À l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas souhaite que Juninho assume pleinement son rôle de directeur sportif. Son équipe se déplace mercredi 2 octobre à Leipzig pour la 2e journée de Ligue des Champions.
 

Pour un Juninho moins en retrait


Juninho est resté étonnement discret, alors que l'OL s'enfonçait en championnat à une 11e place indigne de son rang. Mais chez le président Jean-Michel Aulas, point de hâte, il estime avoir encore des leviers à actionner avant de se séparer de l'entraîneur Sylvinho. Un repositionnement de Juninho pourrait en être un.
"C'est peut-être moi qui n'ai pas été assez explicite sur ce que j'attendais du binôme. Pour moi, un directeur sportif peut aller jusqu'à donner des conseils, voire poser des exigences sur la manière de jouer, les dispositifs ou les consignes tactiques", a expliqué Aulas dans un entretien accordé lundi 30 septembre au quotidien sportif L'Equipe. "Parce que c'est lui qui l'a choisi, que c'est son compatriote et que c'est sa première expérience d'entraîneur principal, Juninho a sûrement eu la pudeur de ne pas s'imposer à Sylvinho plus que ce qu'il l'a fait. Il a fallu ce début de saison raté pour qu'il comprenne qu'il ne devait pas rester en dedans dans la gestion quotidienne opérationnelle", a développé Jean-Michel Aulas.
   

Manager à l'anglaise


Pour le dirigeant historique de l'OL, Juninho doit se rapprocher du terrain et du vestiaire dans un rôle de "manager" à l'anglaise qui prend les décisions techniques avec, sous sa coupe, un entraîneur préparant l'équipe mais qui n'a pas le dernier mot.
Dans ce cadre, les entraîneurs adjoints Gérald Baticle, Claudio Caçapa et Grégory Coupet, déjà en place auparavant avec Bruno Genesio, seraient appelés à tenir des rôles renforcés. Et Sylvinho se retrouverait ainsi sous tutelle, même si le mot n'est pas prononcé.
Au septième match sans victoire toutes compétitions confondues, Juninho a été obligé de monter au créneau en zone mixte.
"Le message ne passe pas à 100%", a-t-il reconnu, admettant "la pauvreté du jeu produit" et pointant de nouveau du doigt "l'attitude du groupe, manquant de leaders, qui n'est pas bonne".
    Les deux victoires en entame de championnat, contre Monaco (3-0) réduit à dix après trente minutes puis face à Angers (6-0) trahi par son gardien Ludovic Butell, paraissent désormais bien loin. 
    Elles ressemblent même fortement à un trompe-l'oeil pour un club d'abord séduit par une supposée révolution brésilienne, mais qui a depuis déchanté. L'OL se voyait déjà danser la samba sous la baguette de Sylvinho, un novice au poste de N.1 dans
un casting choisi par Juninho, en oubliant que certains solistes de l'équipe continuent de jouer faux et rarement ensemble.
    Le recadrage d'Aulas va-t-il porter ses fruits? Les paroles de Juninho vont-elles remobiliser un vestiaire peut-être parfois perdu par les consignes trop pointues de Sylvinho?
    Le déplacement à Leipzig mercredi, puis celui à Saint-Etienne dimanche, apporteront
sûrement quelques réponses. Pour le meilleur ou pour le pire.
 

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