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Rhône : le grutier qui refusait de descendre de sa grue a retrouvé la terre ferme

© Photo d'illustration - KG
© Photo d'illustration - KG

Un grutier de 45 ans s'est installé à plusieurs dizaines de mètres de haut, toute la journée de ce jeudi 18 juillet, pour protester contre une décision du tribunal le privant de la garde de ses enfants. Il a fini par descendre de sa grue, à Charbonnières-les-Bains dans le Rhône. 

Par Mathieu Boudet

Un grutier de 45 ans a occupé la grue qu'il était chargé de manœuvrer, et refusait d'en descendre, ce jeudi 18 juillet depuis le début de la journée, sur un chantier de Charbonnières-les-Bains dans le Rhône, pour protester contre une décision de justice à son encontre. Après une dizaine d'heure sur place, suite à de longs échanges avec des négociateurs de la gendarmerie, il a fini par redescendre, en début de soirée.

 

A plusieurs dizaines de mètres de haut

L'individu, un intérimaire travaillant pour le compte d'un prestataire du chantier, s'est installé à mi-hauteur de la grue tôt ce jeudi matin, et y a accroché une banderole, dont le propos est illisible depuis le sol, ainsi que des drapeaux français, tunisien et italien. Il tente ainsi de protester contre une décision de justice qui le priverait de la garde de ses enfants. Cette situation ferait suite notamment, selon des sources policières, à un défaut de scolarisation de ceux-ci. On ne connaît pas davantage la problématique familiale et le lien avec les pays étrangers affichés sur la grue, sinon que l'homme est d'origine tunisienne. Perché à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, l'individu évoquait par ailleurs commencer "une grève de la faim".

 

"Pas agressif, mais déterminé"

Les pompiers ont été mobilisés vers 7h ce jeudi matin, et une équipe du GRIMP, Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux, se tient prête à intervenir. La gendarmerie aurait de son côté fait appel à un négociateur, pour inciter l'homme a redescendre par lui-même. Les gendarmes évoquaient un "homme pas agressif, mais déterminé".
Le maire de Charbonnières-les-Bains, Gérald Eymard, s'est également rendu sur place pour constater la situation. Il regrettait "un acte désespéré", et espèrait une résolution rapide de la situation. Sur place, les travaux, qui visent à construire des immeubles d'habitation au niveau du 100, route de Paris, ont naturellement été fortement perturbés par cette action de protestation. 
 

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