Rossignol annonce la suppression de 92 postes entre Isère et Haute-Savoie, au sein de son activité sports d'hiver

Sale temps pour les salariés de l'entreprise iséroise Rossignol. Le groupe, leader mondial du ski, a en effet annoncé ce lundi 21 septembre "un projet de redimensionnement de l'activité sports d'hiver". 92 postes sont concernés entre Isère et Haute-Savoie

Le siège du groupe Rossignol à Sallanches en Haute-Savoie.
Le siège du groupe Rossignol à Sallanches en Haute-Savoie. © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Basé à  Saint-Jean-de-Moirans en Isère, le Groupe a présenté ce lundi aux représentants du personnel  "un projet de redimensionnement de son organisation industrielle sur l’activité sports d’hiver".

Raison invoquée :  "la confrontation  à une évolution profonde du marché des sports d’hiver et à une baisse structurelle des volumes".

Le Groupe a expliqué qu'il s'agissait d' "adapter l'organisation aux besoins et à la taille du marché pour pérenniser son coeur d’activité ».

Condition sine qua non par ailleurs : "réduire les coûts de fonctionnement centraux ".  Les dépenses fixes et les frais de déplacements,  à des salons par exemple doivent être drastiquement réduits.


Au total, 92 postes, sur 1310 seront supprimés : 61 pour le seul site de production de Sallanches, 24 au siège de Saint-Jean-de-Moirans, 7 à Saint-Etienne-de-Saint -Geoirs.

Le Groupe a par ailleurs annoncé la création de... 15 postes. Les représentants de la direction ont assuré" que le Groupe n'avait plus le choix, et que malgré une politique d’investissements continus et la transformation de ses activités, il continuait de faire face à un marché extrêmement tendu qui pèse sur la rentabilité".

Le Groupe Rossignol, qui  emploie 1 500 personnes dans le monde dont 750 en France, réalise 80% de son chiffre d'affaires à l'export, indique son site internet. Il possède outre Rossignol, les marques Dynastar, Lange, Look et Kerma notamment. Depuis 2013, Rossignol est majoritairement détenu par le fonds d'investissement scandinave Altor.

En 2019 déjà, le PDG du Groupe Bruno Cercley avait évoqué sur le plateau de France 3 Alpes "la délicate adaptation au nouveau marché de l'industrie du ski".

 
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