Savoie : à Aix-les-Bains, des "zones de rencontre" où la vitesse des voitures est limitée à 20 km/h

C'est tout nouveau à Aix-les Bains. La municipalité les a joliment baptisées "zones de rencontre". Il ne s'agit pas d'y conter fleurette mais de limiter, pour les automobilistes, leur vitesse à 20km/h dans les rues principales du centre-ville. Piétons et cyclistes sont désormais prioritaires.
La vitesse est désormais limitée à 20km/ h pour les autos dans les deux rues principales d'Aix-les-Bains. Priorité aux piétons et aux vélos
La vitesse est désormais limitée à 20km/ h pour les autos dans les deux rues principales d'Aix-les-Bains. Priorité aux piétons et aux vélos © France 3 Alpes
C'est un projet de longue date de la municipalité qui a"surfé" sur la pandémie du Covid et le confinement pour accélérer le mouvement. Objectif, comme dans de nombreuses villes : développer la "mobilité douce".

Ces "zones de rencontre" ont été mises en place dans les rues principales de la ville, rue de Genève et rue du Casino, les plus fréquentées. Au quotidien, on y enregistre le passage de près de 10 000 véhicules.

Désormais, tous les conducteurs devront respecter la nouvelle limitation de vitesse à 20 km/heure. Les panneaux ont fleuri au sol, et à l'angle de tous les trottoirs : limitation de vitesse, ET priorité aux piétons, mais aussi aux cyclistes. 

Depuis leur inauguration, les réactions sont mitigées. "Une bonne initiative qui réduit le nombre d'accidents" selon certains, "un carrefour plus serein à traverser même si les voitures n'arrêtent pas de klaxonner avec impatience pour passer", selon une piétonne. Un peu plus loin, une commerçante n'a constaté "aucun changement, attendez un peu et regardez, les voitures dépassent quasiment toutes la vitesse". 

"C'est idiot de limiter la vitesse ici comme dans des grandes villes, ça sert à rien, tant que l'on aura pas compris qu'il faut tout simplement enlever les voitures", estime une automobiliste... au volant de sa décapotable.

Le conseiller municipal de la ville en charge du vélo, pour sa part, est confiant : "Je suis persuadé que la cohabitation va rentrer dans les moeurs. L'esprit, c'est d'apaiser le trafic, que tous puissent circuler en sécurité, et de réduire la pollution", estime Jean-Marc Manzato, qui a par ailleurs annoncé que la Ville envisageait à court terme de multiplier par deux le nombre de pistes cyclables.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sécurité routière sécurité environnement