A Chambéry BD, en trois jours, ils sont une quarantaine d'auteurs à se succéder pour dessiner, dessiner et encore dessiner... La dédicace, c'est une belle rencontre avec le public mais c'est aussi un travail à la chaine et même les plus grands sont stressés à l'idée de rater un croquis.
Reportage. Si le public passe par un festival de BD, c'est pas pour les beaux yeux des auteurs mais surtout pour leurs coups de crayon. Et quand ils commencent, ils en prennent pour des heures à répondre aux volontés de leurs fans, des idées parfois farfelues. Le public attend d'eux le meilleur, une sacrée pression, un stress même."J'aime les dédicaces et rencontrer les lecteurs ou futurs lecteurs... Mais il faut reconnaître que la multiplicité des séances en librairie ou sur salon est difficile à gérer. Donc j'essaie de me préserver et d'en faire un peu moins qu’au début."
Il en est une qui a peut-être trouvé la parade, c'est Danielle Perrier. "Moi, je ne sais pas dessiner", avoue-t-elle, "mais je sais faire de la pâte à modeler". Effectivement, cette auteure publie des albums où les histoires sont racontées avec la pâte. Pour la dédicace, une signature suffit!
Parenthèse refermée, il y a aussi ceux qui mettent tout leur coeur dans ce rendez-vous avec les lecteurs. C'est le cas de l'illustratrice Aurélie Neyret, prix du public - France 3 de Chambéry BD. Elle a encore les yeux de la néophyte, prête à donner des coups de crayon... à la chaine.