Avec "Ciné Bala", l'Afrique fait son cinéma à Chambéry

L’association Chambéry Ouahigouya, la Ville de Chambéry et l’Espace Malraux vous convient à la 4e édition de Ciné Bala, le festival qui fait résonner les cinémas d’Afrique. Au programme des films, des séances pour les enfants, de la musique et des rencontres !

© Ciné Bala
Ce n'est ni un blockbuster américain, ni une comédie française qu'ont choisi de venir voir quelques 300 cinéphiles. Leur curiosité s'est portée sur un petit film kenyan, Supa Modo.

Fascinée par les films d'action, par Bruce Lee et Jackie Chan, Jo, 9 ans, rêve de devenir une super héroïne. Mais la fillette est atteinte d'une maladie incurable. Sa mère et sa soeur décident de la ramener à la maison et tout son village va l'aider à développer ses super pouvoirs.

Le jeune réalisateur Likarion Wainaina a eu le déclic de cette histoire après avoir rencontré des enfants malades qui dégageaient une incroyable envie de vivre. 

"Nous les adultes pensons forcément à la mort, les enfants eux glorifent la vie. Ils m'ont transmis cette force. J'ai voulu leur rendre hommage en racontant une histoire sur la vie avec certes ce fond triste de la maladie mais avec de l'humour, de la joie ! En fait mon film parle de relations humaines et de l'importance d'avoir conscience que l'on est vivant !"

Présenté à Ciné Bala Chambéry en avant première française, le film de Likarion Wainaina a déjà été récompensé à Berlin, Durban et Carthage et reçu un bel accueil jusqu'au Japon et en Australie. 
 
Ciné Bala à Chambéry


Autre film kenyan, selectionné à Cannes et présenté dimanche à Ciné Bala, Rafiki conte une histoire d'amour entre deux adolescentes. Son interdiction au Kenya rappelle la fragilité du cinéma indépendant africain. 

"C'est difficile de monter des films, pas seulement économiquement. Il y a des thèmes toujours tabous, dont on ne peut parler au Kenya sans avoir peur d'être poursuivi... Mais petit à petit, nous avançons.  Avec un petit groupe de réalisateurs, on essaye de bouger les lignes !" 
 

Des documentaires sur l'engagement


Ciné Bala présente aussi des documentaires. En 2014, la réalisatrice Iara Li débarque au Burkina Faso en plein soulèvement.

27 ans après l'assassinat du Président Thomas Sankara, figure révolutionnaire emblématique de l'Afrique, la jeunesse burkinabe a chassé son successeur, le dictateur Blaise Compaoré. Burkinabé Rising témoigne de l'engagement citoyen et artistique de ce peuple.  


Le programme "Quartiers lointains" permet lui à de jeunes cinéastes africains mais aussi français d'origine africaine de réaliser des courts métrages sur des thèmes de société comme l'identité, la famille ou l'image de soi. Ce soutien leur donne une vraie visibilité.

Dernière pépite cette année, venue du Swaziland, Liyana met en scène cinq enfants dans une fable mi-documentaire mi-animation. Le coup de coeur du festival. 


 
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