• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

En Savoie, le collège de La Ravoire bloqué pour dire non à la réforme des classes bi-langues

Profs et parents d'élèves ensemble sous les banderoles.
Profs et parents d'élèves ensemble sous les banderoles.

Ce sont les parents d'élèves du collège Edmond Rostand de La Ravoire qui ont bloqué l'établissement, ce mercredi 10 février au matin. Une trentaine de personnes qui manifestaient leur opposition à l'arrêt des classes bi-langues prévu dans la réforme des collèges. 

Par E.T.

C'est l'un des points de la réforme du collège qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. En mars 2015, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a balayé l'option bi-langue, visant à apprendre deux langues dès la sixième, préférant que tous les élèves apprennent une deuxième langue vivante dès la cinquième, et non plus à partir de la quatrième.

Quelques mois plus tard, devant la fronde, un grand nombre de classes bi-langues réapparaissaient sur la carte de l'apprentissage des langues. D'importantes inégalités étaient toutefois relevées entre les académies. 

"Paris maintient 100% de ces classes bi-langues, alors que l'académie de Grenoble en perd 78%. C'est injuste, tout simplement", commente Anne-Sophie Derain, mère d'élève à La Ravoire. 

Extrait 19/20 France 3 Alpes
Interview d'une mère d'élève sur la réforme des collèges
Intervenante: Anne-Sophie Derain, mère d'élève à La Ravoire (Savoie)

"Dans notre collège nous perdons notre classe bi-langue, notre classe européenne, on perd du latin et des heures d'enseignements fondamentaux", s'inquiète une mère d'élève de La Ravoire. 

Reportage de Bernard Portugal, Yves-Marie Glo et Philippe Caillat
Blocage au collège de La Ravoire
Intervenants : Anne Sylvie Derain, Déléguée fédération des parents d'élèves de l'enseignement public ; Geneviève Aubin, Enseignante Collège Edmond Rostand.

Afin de se faire entendre, les manifestants ont rédigé une lettre ouverte adressée à la ministre de l'Education nationale, un courrier dans lequel ils demandent à être reçus à Paris par Najat Vallaud-Belkhacem. 

Sur le même sujet

Bébés sans bras, la piste de l'eau

Les + Lus