En Maurienne (Savoie), des meutes de bergers des Abruzzes pour protéger les troupeaux contre les loups

Les bergers des Abruzzes sont utilisés depuis des milliers d'années pour garder les troupeaux.
Les bergers des Abruzzes sont utilisés depuis des milliers d'années pour garder les troupeaux.

Dans un secteur où la présence de cinq meutes de loups représente un vrai risque pour les éleveurs, les bergers des Abruzzes sont d'une efficacité redoutable. Mais pour cela, ils doivent être nombreux.

Par Quentin Vasseur

Gare aux loups en Maurienne ! Le prédateur aurait déjà tué 200 bêtes dans le département de la Savoie, et ses attaques ont presqué doublé en l'espace de trois ans. Mais pour protéger les troupeaux, le berger des Abruzzes veille.

Ce chien originaire des montagnes italiennes est élevé depuis un peu plus de deux millénaires dans le but de protéger les troupeaux, et ont développé au fil des génération un "instinct de protection du troupeau, pour Hubert Covarel, qui élève des ovidés, ils y sont très attachés". 

Malgré sa carrure - jusqu'à 50 kg de muscles - et ses sens aiguisés, le berger des Abruzzes est "touristico-compatible", selon les mots de l'éleveur, puisqu'ils ne s'attaquent pas aux promeneurs.

Reportage de Cédric Picaud et Vincent Habran.
Chiens d'alpage à La Toussuire
Intervenant: Hubert Covarel, éleveur

Mais protéger son troupeau demande des investissements. Il faut au moins quatre à cinq bêtes pour dissuader les loups d'attaquer. Car tout est affaire de territoire: "Il va occuper un territoire comme une meute de loup pourrait le faire, marquer le territoire". Mais cela ne peut fonctionner qu'"à condition qu'il y ait une véritable meute hiérarchisée".

Et cinq chiens ne sont pas suffisants, lorsqu'on a, comme Hubert Covarel, d'autres animaux à préserver. "J'ai 9 chiens. Il faut bien comprendre qu'on a toujours plusieurs troupeaux." En comptant 4 chiens pour les moutons, 2 à 3 chiens pour les béliers et 3 autres chiens pour les agneaux, on s'assure une excellente sécurité contre les loups, mais à grand prix. "On ne peut pas imaginer à l'avenir tout solutionner grâce à ça, regrette l'éleveur. Et néanmoins si y a pas le chien, y a rien qui marche.

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