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La lettre des “SANS-DENTS” envoyée par Angélique à François Hollande

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Depuis la sortie du livre de Valérie Trierweiler et "la publicité" faite autour du passage sur les "sans-dents", -expression qu'utiliserait le Président pour désigner les pauvres-, on se déchaîne sur les réseaux sociaux. Angélique, de Savoie, a ainsi adressé une lettre ouverte à F. Hollande. 

Par Franck Grassaud

"Mr le Président des "Sans-Dents". Cela vous fait-il donc tant rire d'être le Président des SANS-DENTS, des SANS-TRAVAIL, des SANS-SOUS, des SANS-TOIT bref, des SANS-RIEN?". D'emblée, on comprend que cette lettre, adressée à François Hollande par le biais des réseaux sociaux, a été écrite dans la colère. Son auteur, Angélique, qui vit à Argentine, en Savoie, n'y cache pas sa révolte. "Auriez-vous donc déjà oublié que c'est grâce à tous ces gens-là que vous êtes aujourd’hui assis sur votre trône? (...) Êtes-vous donc à ce point SANS-GÊNE, SANS-CONSIDÉRATION, SANS-HONTE, SANS-COURAGE, SANS-RESPECT?".

Sa grogne est sortie "d'un coup"

Jointe par téléphone, la Savoyarde, -qui fait "le buzz" après avoir écrit cette lettre-, explique que son sang n'a fait qu'un tour quand elle a entendu l'expression des "sans-dents" pour la première fois. "Effectivement, mon mari est réellement sans dents et nous sommes en difficulté, alors imaginez ce que ce mépris a provoqué en moi", explique Angélique, 40 ans. Cette ancienne caissière à Albertville, qui a dû quitter son emploi après un accident du travail et dont l'époux a été licencié, a donc pris la plume virtuelle et sa grogne est sortie "d'un coup". 

"SANS-DENTS", voire "SANS-YEUX" (SANS-LUNETTES), et donc "SANS-ESTIME"


"N'avez-vous donc rien de mieux à faire?", demande-t-elle à François Hollande, "Je ne sais pas, par exemple, faire en sorte que les "SANS-DENTS" ne le soient plus? Peut-être serait-il temps de réformer vraiment ce système de santé qui ne bénéficie qu'aux familles aisées (oui, elles, "SANS-DIFFICULTÉ" peuvent d'une part se payer une bonne mutuelle avec un niveau élevé de remboursement, et peuvent, quoiqu’il en soit, sortir l'argent sans avoir à attendre avec stress les remboursements de la sécurité sociale ou de ladite mutuelle." Angélique explique que son mari est aussi au chômage et qu'ils ne sont pas éligibles à la CMU. "Les soins dentaires ne peuvent donc pas être une priorité", avoue-t-elle.  

"Quand on sait que le 10 ou 15 du mois vous n'avez plus rien dans le porte-monnaie, vous faites comment? Et ben OUI, vous vous retrouvez entre autre "SANS-DENTS", voire "SANS-YEUX" (SANS-LUNETTES), et donc "SANS-ESTIME" de vous-même!", peut-on lire dans la lettre. "Désolée d'être ironique sur les bords, mais quand on est "SANS-DENTS", on a du mal à s'accepter et à accepter que les autre en aient de belles!!!!"



Le mouvement des "sans-dents" n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis la publication des belles feuilles du livre de Valérie Trierweiler. Sur Twitter, ils utilisent #SansDents pour se manifester. 

 

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