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Le Collectif pour l'hôpital de Moûtiers s'est invité à l'Agence Régionale de Santé

25 habitants de Moûtiers se sont invités ce 7 mars à l'Agence Régionale de Santé à Lyon. Ils représentaient le Collectif qui défend l'hôpital. Après 2 heures d'attente, la directrice de l'ARS leur a accordé une entrevue. Mais "rien de concret" n'en est sorti selon le Collectif. 
Ils étaient venus sans rendez-vous. Mais "depuis plus de 3 mois, on a envoyé plusieurs courriers, y compris en recommandé" explique Bernard Gsell, le président du Collectif. Des courriers restés sans réponse ou presque. Alors ils se sont invités à l'ARS. C'est le représentant du Ministère de la Santé pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'instance qui décide de l'avenir de l'hôpital de Moûtiers. Un avenir incertain.



25 habitants de Moûtiers et ses environs sont donc arrivés vers 10 H à l'ARS de Lyon. Ils avaient prévu le casse-croûte. Ils sont montés directement à l'étage de la direction. Les vigiles, le directeur de cabinet de la directrice, un fonctionnaire (sans doute des renseignements généraux), ont essayé de les faire redescendre. Mais ils n'ont pas cédé. Et finalement, vers midi, une délégation de 4 personnes, porteuse de revendications, a bien été reçue par la directrice en personne, Madame Véronique Wallon, que nous n'avons pas réussi à joindre cet après-midi. 

La rencontre a duré une bonne heure. Hélas, à en croire Bernard Gsell, "ça n'a pas débouché sur grand chose". "La directrice nous a dit que nous devions changer de posture pour pouvoir être entendus autour d'une table". Le collectif dénonce en effet "l'absence totale de concertation avec les usagers" et demande à être présent dans les instances décisionnelles. "Nous, on estime avoir été plutôt constructifs pour l'instant, alors changer de posture..." s'interroge Bernard Gsell. Le Collectif organisera-t-il à l'avenir des actions plus... musclées ?


Actuellement, le Collectif s'inquiète de la réduction de l'hôpital à un pôle gériatrique, après la fermeture de la chirurgie en avril 2015, et des urgences en octobre 2015. Pour compenser, 2 nouveaux services, urgences et chirurgie, ont justement ouvert cet hiver à Albertville. "Dans la précipitation" estime Bernard Gsell, "ils se sont assis sur le code de l'urbanisme". Le collectif a d'ailleurs déposé un recours à ce sujet.

Il défend plutôt une répartition de la chirurgie entre Albertville et Moûtiers, osseuse en Tarentaise, viscérale dans la cité olympique. "Le seul moyen de garder de vraies urgences chez nous" affirme Bernard Gsell. Le Collectif rappelle que le bassin de santé de Moûtiers compte plus de 250 000 patients potentiels l'hiver, résidents et touristes confondus. C'était l'hôpital des stations de ski tarines, depuis les JO de 1992 et jusqu'en 2015. 


Le Collectif "Sauvons notre hôpital", basé à la mairie de Moûtiers, rassemble 350 adhérents et fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 600 signatures. Après l'ARS, il a contacté Laurent Wauquiez, nouveau président du Conseil Régional Rhône-Alpes, qui semble approuver leur analyse de la situation. 

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