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Le maraîcher porte-parole de la Confédération paysanne de Savoie en garde à vue dans la Somme

Des activistes sur le toit du constructeur Ramery à Erquinghem-Lys en 2013 (à gauche) et Thierry Bonnamour (à droite). / © France 3 - AFP / Phililppe Huguen
Des activistes sur le toit du constructeur Ramery à Erquinghem-Lys en 2013 (à gauche) et Thierry Bonnamour (à droite). / © France 3 - AFP / Phililppe Huguen

Thierry Bonnamour, porte-parole de la Confédération paysanne de Savoie, ferait partie des personnes interpellées après leur participation à une opération de démontage de la ferme des "Mille vaches", dans la Somme. Une ferme "géante" qui a son lot d'opposants.  

Par Mickaël Guiho, avec AFP

Quatre militants de la Confédération paysanne ont été interpellés par les gendarmes, après avoir participé, ce mercredi 28 mai, à une opération de démontage de la ferme des "Mille vaches", près d'Abbeville (Somme). 

Parmi eux, il y aurait Thierry Bonnamour, porte-parole de la Confédération paysanne en Savoie. Le maraîcher s'est installé en 2011 à Dullin dans l'avant-pays savoyard, où il cultive bio et avec des chevaux de trait.

Les quatre militants interpellés, parmi lesquels un jeune et une femme, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. "Nous attendons de connaître le sort de nos camarades retenus", a indiqué un membre du mouvement, en marge d'un rassemblement.

Opération démontage à la ferme des "Mille vaches"


Une cinquantaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne "venus de toute la France" ont pénétré en matinée sur le chantier de la ferme des "Mille vaches" afin de démonter une partie des installations.

"A quelques semaines de la première traite", les militants de la Confédération paysanne ont entamé "le démontage de la salle de traite, énorme machine destinée à traire trois fois par jour les 1.000 vaches que cette usine doit accueillir", explique la Confédération paysanne. 

Une cinquantaine de militants, équipés de clés à molette et de pinces, se sont déplacés et une vingtaine ont réussi à pénétrer sur le chantier pour "démonter une pièce du système de traite de lait, qui permet le fonctionnement de la traite automatique des vaches", a indiqué la préfecture de la Somme.

Les gendarmes ont procédé à l'évacuation des militants du chantier, où se trouvaient également des ouvriers.

Un projet combattu, modifié, autorisé


"Nous savons désormais qu'il n'y a pas de volonté politique d'empêcher l'aboutissement de ce projet. (...) Malgré les risques encourus face à une justice aux ordres, nous ne pouvons pas laisser détruire notre avenir. Nous ne risquons pas notre liberté avec plaisir", justifie le syndicat agricole.

Le tribunal administratif d'Amiens avait rejeté, le 12 mars, la demande des opposants à la ferme géante de suspendre son permis de construire délivré l'an dernier.

Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières sur le site, tant que la surface d'épandage des boues résiduelles ne serait pas suffisante. Mais les opposants, qui dénoncent une "agriculture qui fera disparaître les paysans", estiment que les dimensions de la ferme, et du méthaniseur qui y est associé, n'ont pas été changées et qu'il s'agira à terme d'une ferme de 1.000 vaches (1.750 bovins au total avec les génisses).

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