Le prix du sapin de Noël n'est pas épargné par l'inflation : "nous avons augmenté de 10 % pour ne pas pénaliser le client"

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Le prix des sapins de Noël a augmenté d’environ 10 % en raison de l’inflation. Les producteurs de la région chambérienne font de leur mieux pour ne pas impacter les prix sur le consommateur.

Qui dit Noël, dit sapin. Mais lui non plus n’est pas épargné par l’inflation. Le prix des sapins de Noël a augmenté de 10 % cette année.

"On a essayé de faire l’augmentation la plus modérée, d’environ 10 % pour ne pas pénaliser le client. Le sapin ça faisait presque 10 ans que nous n’avions pas touché aux prix. Cette année, on a été obligé", explique Jean-Claude Roux, producteur local de sapins. De quoi refroidir les consommateurs ? Pas vraiment.

À Pont-de-Beauvoisin en Savoie, Jean-Claude Roux vend chaque Noël ses sapins sous la même tente blanche. Et s’il a déjà constaté quelques changements, globalement les clients sont toujours présents. "On a l’impression que les gens achètent des sapins de plus petite taille. Et il semble qu’il y a une réduction des commandes, notamment des écoles, qui comptent 5/6 sapins en moins dans leurs commandes", confie-t-il.

"Moi, [la hausse des prix] je m’en moque complètement dans la mesure où on en achète un ou deux par an. On ne va pas commencer à pinailler pour quelques euros, quand on voit le reste à côté, c’est vraiment mineur", témoigne un client.

Une explosion des coûts de fabrication

À une trentaine de kilomètres de là, à Saint-Sulpice, les employés de la société Sapins de Chartreuse s’animent à découper des sapins, les uns après les autres. La coupe a été retardée d’une semaine car, à cause de la sécheresse de cet été, il fallait attendre que les épines se renforcent. Un aléa de plus pour cette entreprise familiale qui vend 45 000 sapins chaque année, aux professionnels et aux particuliers.

Et cette année, les coûts de fabrication explosent : les filets en plastique ont pris 20 %, les bûches, 15 %. Même les salaires ont augmenté, alors la répercussion sur le prix de vente était inévitable.

"On a essayé d’être raisonnable, car on sait très bien que le pouvoir d’achat de chacun est en baisse. Donc il faut quand même que les consommateurs puissent fêter Noël dignement, pour nous, c’est important", explique Jean-Luc Rat-Patron, gérant de la société.

Les sapins Nordmann sont toujours très largement plébiscités. Pourtant, ce ne sont pas les moins chers : les épicéas sèchent vite. Mais ils dégagent une meilleure odeur, et sont presque deux fois moins chers.

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