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Meeting d'athlétisme de Tignes : une rentrée au sommet pour Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie lors d'une compétition à Lausanne et Suisse en juillet 2018 / © Alain Grosclaude / AFP
Renaud Lavillenie lors d'une compétition à Lausanne et Suisse en juillet 2018 / © Alain Grosclaude / AFP

Renaud Lavillenie aime prendre de la hauteur. Pour la 2e année d'affilée, c'est à Tignes, que le détenteur du record du monde du saut à la perche effectue sa rentrée jeudi 10 janvier avec en point de mire l'Euro en salle (1-3 mars à Glasgow), le premier gros objectif de sa saison. 

Par AFP

Après deux mois et demi de préparation et notamment un passage par Doha en décembre, le Français (32 ans) a posé ses valises lundi dans la station savoyarde pour 5 jours de stage agrémenté d'un meeting où il pourra se jauger face à une concurrence essentiellement nationale.

Une manière de lancer en douceur et sans pression une saison qui s'annonce très longue et s'étirera jusqu'en octobre avec les Mondiaux prévus dans la capitale qatarie (28 septembre-6 octobre).

"La compétition est sympa, il n'y a pas d'enjeu et on peut sauter dans de bonnes conditions" a expliqué à l'AFP Philippe d'Encausse, l'entraîneur de Lavillenie.
C'est toujours plus sympa aussi de sauter en altitude, on a l'impression que l'on court un peu plus vite. Tout ça mis bout à bout, il y a donc un vrai intérêt à sauter ici. L'air de la montagne pendant 5 jours ça ne fait pas de mal."


"Rendre des infos" 


Le champion olympique de 2012 avait opté dès 2017 pour Tignes et son complexe sportif indoor avec ses 900 m2 dédié à l'athlétisme mais n'avait pas pu concourir à l'époque en raison d'une blessure à une cuisse. Il s'était largement rattrapé l'année suivante en effaçant une barre à 5,81 m.

Pour 2019, aucun objectif chiffré n'a été établi, le but étant surtout de "prendre des infos pour se projeter sur le reste de la saison", selon d'Encausse.  

Un nouvel exercice, après une année 2018 marquée par une médaille d'or mondiale en salle et le bronze à l'Euro, que Renaud Lavillenie espère sans soucis physiques pour damer le pion à la nouvelle génération incarnée par le prodige suédois Armand Duplantis (19 ans), sacré champion d'Europe à Berlin et entré dans le cercle fermé des perchistes à plus de 6 m. Pour l'instant, tous les voyants sont au vert et ses genoux, qui l'ont tant handicapé ces deux dernières saisons, ne grincent pas.
  
"On a essayé de limiter et d'éviter les impacts et les chocs, tout ce qui pouvait faire du mal à ses genoux, a indiqué Philippe d'Encausse. Il a donc pu se préparer normalement, sans coupures et sans passer par la case toubib. A Doha, il est allé consulter à la clinique Aspetar, ce qui a confirmé qu'il n'était pas trop mal et que l'on était dans le vrai. Là, on a pu faire plus de deux mois d'entraînement sans problèmes, ce qui n'était pas le cas en 2017 et en 2018. L'objectif c'est surtout de faire une année sans trop de pépins."

Pour pouvoir se battre à armes égales avec les jeunes loups de la perche (Duplantis, Morgunov) et de décrocher enfin à l'automne le titre mondial, le seul qui manque à son prestigieux palmarès.
 

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