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La Ministre des Transports Elisabeth Borne soutient le grand projet ferroviaire Lyon-Turin

En Italie, le Lyon-Turin fâche. Le nouveau gouvernement demande la réévaluation du rapport coûts-bénéfices d'un projet démarré... il y a déjà 27 ans. Mais la Ministre des Transports Elisabeth Borne a reçu ce 14 novembre une délégation d'élus locaux. Pour les rassurer. 

Par Jean-Christophe Pain

Une heure d'entretien sur le fameux projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin aura suffi à rassurer les soutiens du Lyon Turin. Elisabeth Borne, la Ministre des Transports, a reçu ce 14 novembre une délégation d'élus de notre région. Ils se veulent confiants. 

Comme l'affirme en effet Hervé Gaymard, "le gouvernement désormais est convaincu de la nécessité de faire des choix et s'engager dans ce projet majeur.

C'est un soutien de poids dans une période d'incertitudes de l'autre côté de la frontière alpine. Le gouvernement italien a évoqué l'arrêt du projet cet été. Et demande désormais une réévaluation du rapport coûts-bénéfices du projet.

Mais pas question de céder pour la ministre Elisabeth Borne. Elle déclare : "la position du gouvernement est claire, c'est le respect des engagements internationaux".

Rassurant pour Bruxelles qui financera 50% du projet. Mais 50 % de quelle somme ? Le budget va de 8,6 milliards d'euros (chiffrage officiel à ce jour) à 26 milliards (estimation de la Cour de Comptes). Une fourchette plutôt... large.
 
La Ministre des Transports Elisabeth Borne soutient le grand projet ferroviaire Lyon-Turin
Intervenants : Hervé Gaymard Président du Conseil départemental de Savoie (Les Républicains), Elisabeth Borne Ministre des Transports au Sénat, le 13 novembre 2018, Xavier Dullin Président du Grand Chambéry (Les Républicains) Reportage : A. Perreaut, F. Pasquette, P. Conte, P. Maillard

Quoi qu'il en soit, les élus de la région ont profité de l'oreille attentive du ministre pour formuler des demandes claires : 

- programmer, phase par phase, un calendrier de construction des voies d'accès au tunnel
- créer un observatoire du trafic actuel pour mieux l'évaluer 
- mettre l'accent sur le frêt 

Leur Objectif est clair : faire du Lyon-Turin la priorité de la Loi d'orientation des mobilités, et ne pas attendre pour adapter le réseau ferroviaire existant.
  
Les élus espèrent voir la fin du tunnel en 2030. D'ici là, Elisabeth Borne s'est engagée à venir sur place au printemps. Elle est très attendue.

 

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