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Ecologie: une savoyarde invente l'emballage zéro déchets

Clémence Maurel, inventeuse de Cosse-Nature / © Daniel Despin
Clémence Maurel, inventeuse de Cosse-Nature / © Daniel Despin

A Challes-les-Eaux, une savoyarde invente une cosse naturelle destinée à l'emballage des aliments. Sa petite entreprise emploie 6 personnes en insertion pour la production d'un tissus 100 % végétal. Une alternative à l'aluminium et au plastique, bien dans l'air du temps. 

Par Daniel Despin

Cosse-Nature existe depuis 6 mois et connait un véritable succès. Cette réussite est celle d'une jeune trentenaire particulièrement sensible à la préservation de la planète, Clémence Maurel.

Avant de se lancer dans cette entreprise écologique, Clémence gérait la carrière de sportifs extrêmes sponsorisés par Redbull. Mais au bout de 3 ans, elle se détourne de cette activité où régne avant tout la loi du marché, et qui ne rentre pas dans sa conception de la sauvegarde de la planète. 

Lors d'un voyage en nouvelle Zélande elle découvre des tissus imbibés de cire d'abeille qui lui donnent une idée : faire de l'emballages 100 % végétal.

Elle se lance alors dans la recherche d'une formule chimique à base d'huiles végétales et d'essences naturelles dont elle enduit des tissus et créé une cosse thermo-formable, réutilisable et entièrement naturel.

Pour assurer sa production, elle s'adresse à un atelier d'insertion basée à la Ravoire en Savoie, où elle fait travailler 6 personnes à temps plein. Ces petites mains assurent la découpe, l'enduction, le pliage et l'emballage des cosses, et produisent chaque mois 2000 lots de 3 tissus de tailles différentes. 
 
© Daniel Despin
© Daniel Despin

Idéal pour emballer fruits et légumes, les cosses colorées de Clémence se vendent comme des petits pains (120 000 euros de chiffre d'affaire depuis 6 mois) et la demande est en hausse permanente, au point qu'elle envisage d'investir prochainement pour produire davantage. 

S'ils ne sont pas utilisables pour la viande et le poisson, pour des raisons à la fois techniques et morales (Clémence défend le véganisme), les tissus végétaux colorés prennent la forme du produit emballé et se stockent facilement dans un sac ou un frigo. Ils sont réutilisables aprés lavage environ 250 fois. 

Cette alternative à l'aluminium et au sac plastique commence à faire son chemin au moment où le message écologique touche de plus en plus de monde. La pochette de 3 tissus de 3 tailles différentes est venue 25 euros.

Forte de ce succès, Clémence envisage de créer d'autres produits naturels dans les années qui viennent, prochainement, c'est une éco-gourde qui devrait sortir de son atelier, à suivre...
 
Portrait Clémence Maurel

 

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