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Série. À la découverte des médias locaux en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Généraliste, spécialisé, satirique, plusieurs petits médias se font l'écho de nos territoires alpins. Gros plans sur Terres Dauphinoises, un hebdomadaire isérois centré sur le milieu rural, Maurienne TV et le Faucigny, un hebdo centré sur la vie politique locale de Haute-Savoie.

Par France 3 Alpes

Terre Dauphinoise, l'un des plus vieux titres de presse agricole


Chaque jeudi, 4.000 exemplaires d’un des plus vieux titres de la presse agricole française sont publiés en Isère. Créé au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et propriété de la FDSEA, Terre Dauphinoise informe les agriculteurs de l’actualité du monde rural.


© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Tous les mercredis dans des bureaux de la Maison des agriculteurs, se tient la conférence de rédaction prévisionnelle de Terre Dauphinoise. L’occasion pour l’équipe de définir les priorités pour les semaines à venir.

"Nous allons nous intéresser à la protection contre les inondations, Il y a des événements mis en place un peu partout dans le département. On va faire un papier de synthèse la dessus. Et la semaine suivante nous allons nous intéresser aux routes forestières », explique Jean-Marc Emprin, rédacteur en chef. 

Une presse technique 

Ce type d’information est assez technique, les journalistes doivent donc apprendre tous les codes. Isabelle Doucet issue de la presse économique, a pris le virage de l'agriculture il y a trois ans. Orientation qui la conduit jour après jour de ferme en ferme.

"Il y a une réelle crise économique dans le monde agricole, c’est passionnant de rencontrer des gens qui essaient de s'en sortir, d'innover, de trouver des solutions. Il y a beaucoup d'idées et de richesse dans ce milieu-là", explique Isabelle Doucet, journaliste à Terre Dauphinoise

Se faire l'écho des préoccupations du monde rural. C'est l'une des missions de ce journal. Et les sujets de reportages ne manquent pas. Mais si dans les années 50, ils étaient 70.000 agriculteurs en Isère. Ils ne sont plus qu’environ 5.000 aujourd’hui. Terre Dauphinoise doit donc opérer des changements et élargir son lectorat.

Reportage Aurélie Massait-Salamanca, Grégory Lespinasse et Eric Achard
Les médias régionaux: La Terre Dauphinoise
Intervenants: Jean-Marc Emprin, Rédacteur en chef de Terre Dauphinoise ; Lilian Rochas, Eleveur de bisons ; Isabelle Doucet, Journaliste à Terre Dauphinoise


Maurienne TV, la petite chaîne qui monte


Diffusée sur le réseau local câblé de Saint-Jean-de-Maurienne et sur Internet, Maurienne TV a été lancée en 2010 par la Communauté de communes "Cœur de Maurienne" avec une mission très claire: valoriser le territoire. Au programme: des reportages sur la vie locale, sans politique ni faits divers, car le but de la chaîne est de promouvoir les initiatives.

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Ils sont deux au quotidien à faire vivre cette télévision. Une équipe aussi à l'aise devant que derrière la caméra. "En fait, on est des journalistes avec beaucoup d'outils dans notre mallette de compétences, on filme, on interviewe, on place la personne. Souvent, on part tout seul", explique Cindy Chalon, journaliste. 

L'actualité d'Aiton à Bonneval, en passant par Saint-Jean-de-Maurienne

Le duo tourne chaque semaine des zappings, des flashs et des magazines sur un territoire allant d’Aiton à Bonneval: "normalement comme on est embauchés par la Communauté de communes "cœur de Maurienne", on est censés couvrir uniquement le canton de Saint-Jean-de-Maurienne. Mais nous, on veut aller plus loin pour montrer aux habitants ce qui se passe ailleurs."

Mais pour de tels programmes, deux journalistes ce n’est pas suffisant. La chaîne s’appuie donc sur la Fibre mauriennaise, une association qui associe des vidéastes bénévoles.

Maurienne TV enregistre tous les mois près 30 000 vues sur les réseaux sociaux et pourrait bientôt diffuser sur les boxes.

Reportage Aurélie Massait-Salamanca, Didier Albrand et Eric Achard 
Une journée à Maurienne TV
Intervenants: Cindy Chalon, journaliste à Maurienne TV ; Gilbert Court, journaliste à Maurienne TV ; Jocelyn Zoller, bénévole association "La Fibre mauriennaise"


Le Faucigny: la satire made in Haute-Savoie


Le Faucigny, c’est le « petit canard enchaîné » de Haute-Savoie. Lancé en 1864, l’hebdomadaire passe au grill les hommes politiques locaux. Son but: faire réfléchir avec humour grâce à des dessins parfois à double sens.

Si le journal alimente avant tout ses chroniques grâce à la politique locale, il garde aussi un œil sur le monde et sur Paris.

"On leur donne une vie autre que la vitrine qu'ils veulent donner dans les cérémonies officielles. Finalement, on les rend plus humains que ce que peuvent voir les gens", explique Serge Coste, rédacteur en chef du Faucigny.

Du fait divers à la caricature

Crée après l'annexion de la Savoie, en 1864 le Faucigny autrefois l'Allobroge traitait plutôt les faits divers. Rebaptisé, le Mont-Blanc, puis le Réveil du Faucigny, il trouve son appellation actuelle en 1944.

Mais ce n'est que beaucoup plus tard avec Pierre Plancher qu'il adopte un ton beaucoup plus caustique.

"Son souhait, c’était de faire passer à travers l’écriture ce que beaucoup de personnes ressentaient. C’est pour ça qu’on l’appelait le petit canard enchaîné. C’était sa façon d’exposer un peu ses coups de gueule", affirme Sylvie Perroton, Directrice générale de la société Plancher. 

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

À la grande époque des indiscrétions de Charles Félix des articles déclenchaient parfois la foudre des élus locaux tous affublés d'un surnom.

Nicolas Rubin, Président de l'association des maires de Haute-Savoie plus connu par les lecteurs du Faucigny sous le nom du "tsarévitch, l'héritier du trône" prend ses surnoms avec humour. 

Mais après la mort brutale de Pierre Plancher en 2013 l'histoire a failli tourner court. L'imprimerie Plancher doit se défaire du Faucigny. C'est Serge Coste, un ancien membre de la rédaction qui en reprend les commandes.

Ce journal est financé par la publicité, les annonces légales et les abonnements.

"L'indépendance, ça se paye, financièrement, c’est extrêmement compliqué à un prix, compliqué. Je sais que quand le conseil départemental veut passer une publicité dans un journal, toutes les publications l’auront sauf moi. Car on l’aura égratigné ", confie Serge Coste

Reportage Aurélie Massait-Salamanca, Grégory Lepsinasse et Eric Achard
Le Faucigny, le canard enchaîné Haut-Savoyard
Intervenants: Pascal Levey alias "Kaya", dessinateur du "Faucigny" ; Serge Coste, Rédacteur en chef du "Faucigny" ; Sylvie Perroton, Directrice générale de la société Plancher ; Nicolas Rubin, Président de l'association des maires de Haute-Savoie ; Serge Coste, Rédacteur en chef du "Faucigny"


Fond de France, la web-radio qui promeut échanges et partage 


Radio Fond de France, ce sont 27 voix du Haut-Bréda, celles des créateurs de l'antenne.  "On a tous un métier à gauche, à droite ou des occupations. Tout est bénévole, tout est axé sur qui sait faire quoi, qui a envie de faire quoi ou qui a envie d'apprendre à le faire, c'est complétement bénévole" explique Thomas Sibille, aubergiste. "Cette radio est née par plein de gens, faire quelque chose de gratuit pour le plaisir de partager le bonheur de vivre dans la vallée"

Sur le site de la radio, les auditeurs peuvent trouver de la musique, mais aussi des reportages et des informations locales. Ce jour-là, Louis et Annie doivent rencontrer un agriculteur privé d'eau depuis des semaines. "On fait du lien, grâce à la radio on connaît plein de gens qui rencontrent pas des problèmes existentiels mais d'organisation", commente Louis. "Une des raisons d'être de la radio, c'est les échanges, les partages" renchérit Annie. "On est en empathie avec les gens, on n'est pas nombreux, on prend le temps de se connaître, c'est ça qui est intéressant."

Un apprentissage en commun 

"Je me suis mise au montage en tant que bénévole, nous sommes trois monteurs et on a appris ensemble" explique Elsa Eberstein. Le restaurateur Thomas Sibille complète : "c'est comme un blog avec une liste d'articles sauf qu'on écrit peu, peu de photos, il y a surtout des documents sonores. Et donc on peut diffuser ça à distance. L'ordi fait ça tout seul et le fait bien".


Radio Fond de France
Intervenants : Thomas Sibille, Restaurateur, membre de Radio Fond de France, Louis Roche, Retraité, membre de Radio Fond de France, Annie Roche, Retraitée, membre de Radio Fond de France, Mathieu Christolomme,, Producteur de fomage de chèvre, Elsa Eberstein, Membre de Radio Fond de France Equipe: MASSAIT-SALAMANCA Aurélie, LESPINASSE Grégory, LESPINASSE Grégory. Intervenants: Thomas Sibille, restaurateur, membre de Radio Fond de France ; Louis Roche, retraité, membre de Radio Fond de France ; Annie Roche, retraitée, membre de Radio Fond de France ; Mathieu Christolomme, producteur de fomage de chèvre ; Elsa Eberstein, membre de Radio Fond de France

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