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Suisse : filmées à leur insu dans un centre thermal, des femmes finissent sur un site pornographique

Le voyeur a publié plus de 500 vidéos de femmes filmées à la piscine. Photo d'illustration. / © Alexis Sciard / MAXPPP
Le voyeur a publié plus de 500 vidéos de femmes filmées à la piscine. Photo d'illustration. / © Alexis Sciard / MAXPPP

Plus de 500 vidéos où figurent des femmes filmées à leur insu dans un centre thermal en Suisse ont été mises en ligne sur un site pornographique. L'auteur présumé a été interpellé en novembre 2018, mais beaucoup de ces vidéos sont toujours en ligne.

Par M.D.

"Petite déesse au corps parfait", "Deux bonnes copines bien foutues" : pendant plusieurs mois, un individu a filmé des baigneuses à leur insu au centre thermal d'Yverdon-les-Bains (Suisse). Des vidéos, capturées à l'aide d'une caméra discrète, qu'il a ensuite postées sur des sites pornographiques à l'été 2018, le tout assorti de commentaires salaces, révèle le quotidien suisse 24 Heures.

En tout, 512 vidéos de femmes piégées, vêtues de maillots de bain ou se changeant dans les cabines, circuleraient sur le Web, totalisant un million de vues. Sur certaines d'entre elles, on voit l'homme en train se masturber près des bassins. L'auteur présumé a finalement été interpellé en flagrant délit par la police suisse en novembre. Le centre thermal a déposé plainte, mais nombre de vidéos délictueuses sont toujours en ligne : "Il s'avère très compliqué de les faire supprimer, surtout lorsqu'elles sont hébergées sur des sites étrangers", confie Alexandre Prior, chargé de communication du groupe Boas dont dépendent les bains d'Yverdon, au site lacote.ch.

Autre difficulté juridique : pour que des poursuites judiciaires soient entamées, encore faut-il que les victimes soient averties des faits, souligne 20 Minutes. Les femmes apparaissant sur ces vidéos peuvent toujours déposer plainte pour violation de la sphère intime, mais nombre d'entre elles n'ont pas remarqué qu'un homme les filmait. En Suisse, tourner et publier de telles vidéos est passible de trois ans d'emprisonnement.

 

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