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Valence : la Criirad lance un appel à la générosité après une baisse de subventions

Le siège de la Criirad, à Valence / © Capture Google Streetview.
Le siège de la Criirad, à Valence / © Capture Google Streetview.

La Criirad lance un appel aux dons en raison d'une baisse des subventions publiques, notamment celles de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il manquerait plus de 100 000 euros pour boucler le budget 2016.  

Par Philippe Bette

La Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad), créée au lendemain de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, a lancé mardi 22 novembre un appel aux dons en raison de difficultés financières après l'arrêt de subventions, dont celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

"Toute l'équipe de bénévoles et de salariés s'emploie activement à trouver des solutions alternatives, mais ces démarches nécessitent du temps pour porter leurs fruits", a indiqué dans un communiqué l'association basée à Valence (Drôme), en mettant l'accent sur le côté "exceptionnel" de sa démarche.
La Criirad précise que, "sur l'exercice 2016, ce sont plus de 100.000 euros qui manqueront".

L'association fondée en 1986 a dénoncé l'arrêt jugé brutal du partenariat "engagé depuis plusieurs années avec la région", qui permettait "la réalisation de projets d'études" et "l'exploitation (d'un) réseau régional de surveillance de la radioactivité". "La région nous a notifié très tardivement qu'elle n'allait pas renouveller cette aide, une convention triennale signée en 2014 d'un montant de 190.000 euros par an, afin de faire des économies. Et nous n'avons reçu aucune réponse de sa part à nos sollicitations afin de trouver un compromis. C'est une première pour notre équipe", a regretté le président de la Criirad, Yves Girardot.

La région fait plutôt confiance à l'ASN    


"L'ancien président de la région (le socialiste Jean-Jack Queyranne), pris en otage par les écologistes, avait fait de l'anti-nucléaire un dogme et avait ostracisé l'ensemble de la filière nucléaire. Ce n'est pas le mandat que nous avons reçu des électeurs", rétorque-t-on au cabinet de son successeur (Les Républicains) Laurent Wauquiez."Nous faisons confiance à l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) pour la sécurité du parc nucléaire avec des normes très strictes".
 
Outre le désengagement de la région, la Criirad a du faire face à "la baisse ou le retrait du soutien de certaines autres collectivités". Cofondée par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, la Criirad emploie 14 salariés et compte plus de 6.000 adhérents.


Emilie Rosso et Stéphane Hyvon.
L'appel aux subventions de la Criirad
Intervenants: Jeremie Motte, Responsable du réseau des balises CRIIRAD; Bruno Chareyron, Responsable du laboratoire CRIIRAD

 

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