Saône-et-Loire : la ville de Chalon-sur-Saône veut installer des caméras de vidéosurveillance

© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP
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La vidéosurveillance de la voie publique se développe. Après Dijon, Mâcon ou Auxerre, c’est au tour de Chalon de vouloir s’équiper. La question sera mise au vote lors du conseil municipal de jeudi 19 septembre 2013.

Par B.L.


6 à 8 systèmes de vidéosurveillance

Les communes - quelle que soit leur couleur politique - sont de plus en plus nombreuses à s’équiper de systèmes de "vidéoprotection" ou "vidéosurveillance". 

Chalon-sur-Saône s’apprête elle aussi franchir le pas. La ville a déjà mis en place depuis plusieurs années un dispositif de vidéo-protection embarquée dans les bus de la STAC "ce qui a eu pour effet de limiter les incivilités", dit-elle. Cette fois, Christophe Sirugue (qui sollicite un 2e mandat de maire en mars prochain) va demander au conseil municipal de valider le déploiement de 6 à 8 systèmes de vidéosurveillance sur le territoire communal.


Saône-et-Loire : la ville de Chalon-sur-Saône veut installer des caméras de vidéosurveillance





Le centre-ville concentre le plus grand nombre de cambriolages

Selon les statistiques établies par le commissariat de police de Chalon, les cambriolages et dégradations diverses sont en hausse. "Contrairement aux idées reçues sur les quartiers, c’est le centre-ville qui recense le plus grand nombre de faits délictueux", indique-t-on à la mairie.

L’implantation précise des caméras n’est pas encore déterminée. On sait que "plusieurs secteurs de la ville seront équipés en fonction d’une cartographie établie en concertation avec l’Etat, le procureur de la République et la police nationale". Par ailleurs, la mairie précise que "la répartition du dispositif répondra à des critères objectifs et quantifiés d’infractions ou de situations constatées". A noter aussi que "le fonctionnement des implantations et la gestion des enregistrements relèveront de la seule responsabilité de l’Etat".


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La vidéosurveillance, mode d’emploi


La vidéoprotection dans les lieux publics est limitée par un cadre juridique qui garantit un droit d'information, d'accès et de recours aux particuliers.

Quelles sont les règles ?

Le public doit être informé de l'existence du système de vidéoprotection et de l'autorité, ou de la personne, responsable. La présence de pancartes sur lesquelles est représentée une caméra est obligatoire en cas d'utilisation d'un système fixe de vidéoprotection de la voie publique.

Quels sont les droits des personnes filmées?

Toute personne peut accéder aux enregistrements la concernant et en vérifier la destruction dans le délai fixé par l'autorisation préfectorale. La conservation des images ne peut pas dépasser 1 mois, sauf procédure judiciaire en cours. La demande d'accès doit être adressée au responsable du système de vidéoprotection. Cet accès est un droit. Toutefois, il peut être refusé pour des motifs tenant à la sûreté de l'État, à la défense, à la sécurité publique, en cas d'instruction judiciaire ou pour protéger le secret de la vie privée de tierces personnes.

Pour en savoir plus sur la vidéoprotection dans les lieux publics

 

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