Dijon : une bouteille suspecte a été découverte dans un train Paris-Venise

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Écrit par B.L. avec l'AFP

Un Egyptien de 33 ans, soupçonné de transport d'explosifs, a été interpellé jeudi 13 février 2014 dans un train de nuit Paris-Venise. Une bouteille au contenu suspect a été découverte dans la nuit à Dijon par des douaniers. L'homme a été placé en garde à vue.

Un éventuel risque explosif et chimique

Tout a commencé quand des douaniers sont montés dans le train en gare de Dijon. Ils ont contrôlé un passager en possession d'une bouteille en plastique dont le contenu leur a paru suspect.
La bouteille était emballée dans de l'aluminium et placée dans une coque dont le matériel reste à déterminer, ce qui aurait attiré l'attention des douaniers. Le passager a dû descendre sous contrôle douanier en gare de Ferrière-sous-Jougne et a été transféré à la douane de Vallorbe, pendant que le train reprenait sa route. 

Une équipe de démineurs a été envoyée sur place

Vers 7H00, une équipe de démineurs de Colmar est arrivée en hélicoptère à Vallorbe, à la la frontière franco-suisse, pour procéder aux vérifications de la bouteille. 
Divers tests ont été effectués par un laboratoire mobile, un véhicule de détection, identification et prélèvement (VDIP) dépendant de la zone de défense Est. Il est notamment équipé pour détecter et identifier les agents radiologique, biologique, chimique. 
La procédure NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) a été enclenchée et cinq douaniers et trois gendarmes qui ont été en contact avec l'individu et le colis ont été pris en charge.

"L'affinement des analyses biologiques"

"Les premiers tests aux substances explosives ont eu des réactions positives", a précisé le procureur de Besançon Alain Saffar. Toutefois, en début de soirée, la préfecture annonçait que les analyses avaient permis d'écarter "les risques explosifs majeurs, les risques chimiques majeurs, et les risques biologiques majeurs".

"Tous les grands risques sont éliminés", a résumé Isabelle Epaillard-Patriat, directrice de cabinet du préfet du Doubs : l'Antrax, ou la ricine, mais aussi des maladies comme la peste, le choléra, et la tularémie, ont été "écartées". Désormais, "on est dans l'affinement des analyses biologiques", concernant la substance contenue dans la bouteille suspecte, a-t-elle ajouté.
Lors de son audition, l'homme a "affirmé ne pas connaître la nature des produits qu'il transportait", selon le procureur.