Dijon : la CGT s'oppose aux conditions de vente de la Chocolaterie de Bourgogne

La Chocolaterie de Bourgogne a été attribuée aux fonds d'investissement néerlandais Varova et Nimbus, associés au groupe ghanéen Plot.
La Chocolaterie de Bourgogne a été attribuée aux fonds d'investissement néerlandais Varova et Nimbus, associés au groupe ghanéen Plot.

La Chocolaterie de Bourgogne, qui était en redressement judiciaire, va passer aux mains de fonds d'investissement néerlandais, associés à un transformateur de cacao ghanéen. Le plan de reprise prévoit 110 licenciements.

Par B.L.


Une cinquantaine de salariés de la Chocolaterie de Bourgogne se rassemblés devant l'entrée de l'usine, située rue de Cluj, à Dijon, lundi 2 mars 2015.

L’entreprise, qui s’appelle désormais "CB Chocolaterie de Bourgogne", a changé de main. La société était en redressement judiciaire depuis fin octobre 2014.
Depuis la mi-février, elle a été attribuée aux fonds d'investissement néerlandais Varova et Nimbus, associés au groupe ghanéen Plot.

Que demande la CGT?

Conséquence : 110 salariés seront licenciés et 185 seront conservés. "Ils ont fait un chiffrage mathématique : 70 millions de chiffre d’affaire = 185 emplois sur les 295 existants", dénonce Pierre Griset, élu CGT Chocolaterie de Bourgogne.

"Nous soutenons le projet industriel, c’est clair et net, mais ce que nous refusons c’est 110 suppressions d’emploi", ajoute Anita Binacchi, responsable régionale de la Fédération agro-alimentaire CGT. "Il y a besoin de ces compétences, de ces salariés parce que demain si l’activité reprend, elle ne pourra pas se faire sans ces salariés-là."

En 2012, les salariés avaient déjà connu un plan de reprise. L’usine qui appartenait au groupe suisse Barry Callebaut, numéro un mondial du chocolat industriel, avait été rachetée par Philippe de Jarcy, associé à Jim Forman et Eugen Betz, deux investisseurs étrangers.

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