Emmanuel Macron: il n'y aura “pas de carnage social” à Areva

Le plan de redressement d'Areva ne se traduira pas par un "carnage social", a affirmé mardi 3 mars 2015 le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Le groupe français du nucléaire doit dévoiler sa feuille de route pour redresser ses comptes mercredi 4 mars 2015.

Par AFP


Que prépare le groupe Areva ?

"En aucun cas il n'y aura carnage social. Je ne veux pas qu'on puisse alimenter l'inquiétude des salariés, qui doivent voir les annonces de demain comme la première étape d'un nécessaire redressement", a déclaré le ministre, en marge d'une conférence sur le secteur des services à Bercy.

Le groupe a devancé d'une semaine la publication de ses résultats annuels en dévoilant une perte de près de 5 milliards d'euros. Areva doit présenter mercredi matin sa "feuille de route stratégique", qui comprendra probablement des cessions d'actifs et des réductions de coûts pour plusieurs centaines de millions d'euros.

Que dénoncent les syndicats d’Areva ?

Dans une lettre adressée à François Hollande le 26 février, les syndicats du groupe public avaient dit redouter un "impact social sans précédent". Ils ont dénoncé les incertitudes qui "empoisonnent les salariés".

"Il faut que la société explique sa situation et fasse des propositions. C'est l'objectif des annonces de demain", a déclaré Emmanuel Macron. "Nous sommes extrêmement vigilants sur la cohérence, la solidité de la filière nucléaire. C'est avec cet esprit et le plein soutien aux dirigeants d'Areva que nous réagirons aux annonces", a-t-il ajouté.

Quant à un éventuel appel à l'argent public pour renflouer le groupe, "ce n'est pas du tout le sujet", a affirmé le ministre. Il avait déjà déclaré le 24 février qu'une augmentation de capital d'Areva, détenu à plus de 87% par des capitaux publics, n'était "pas la priorité".

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