Alstom : Pas de fermetures de sites malgré un manque de commandes à certains endroits

© THOMAS LO PRESTI- maxPPP
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Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a estimé que la fusion de son groupe avec les activités transport de l'allemand Siemens ne devrait pas entraîner de fermeture de sites.

Par S.C avec AFP

"Très franchement, l'activité est très bonne, je ne vois pas de fermetures de sites", a indiqué à des journalistes le patron du constructeur ferroviaire français au salon du ferroviaire InnoTrans, à Berlin.

"Le marché de la mobilité nous est extrêmement favorable", a insisté Henri Poupart-Lafarge, estimant que les deux groupes sont plus complémentaires que concurrents sur la plupart de leurs marchés.
 

Des manques de commandes à Alstom Belfort et La Rochelle


Son directeur pour la France, Jean-Baptiste Eymeoud, n'a cependant pas caché son inquiétude face à des "trous d'air" attendus sur les sites de Belfort et La Rochelle, entre deux séries.
L'activité risque de faiblir sérieusement entre la fin de la production des TGV Océane fin 2020 et la montée en puissance de la fabrication des "TGV du futur" --la génération suivante-- vers 2022-2023, a-t-il remarqué.  
Le site de Valenciennes (Nord) est actuellement concerné par une telle baisse temporaire de charge.
 
La situation semble plus inquiétante à Reichshoffen en Alsace, où l'usine avait été modernisée pour produire des TER Régiolis. Mais Alstom n'en a placé que 250 quand le contrat-cadre passé avec les régions en envisageait quatre fois plus, a regretté M. Eymeoud. D'où des espoirs dans les appels d'offres en cours pour le futur CDG Express (de Paris-Est à l'aéroport de Paris) et les "trains d'équilibres du territoire" Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont. En attendant la mise en production dans quelques années ans de trains hybrides ou à hydrogène, ou encore la percée du bus électrique Aptis en partie produit sur place.
 

Siemens Alstom : la fusion reste à finaliser

 
En attendant la finalisation de la fusion, Alstom et Siemens restent en concurrence. Même si le temps que prend la Commission européenne pour examiner le dossier de la fusion avec Siemens pourrait devenir gênant, le patron d'Alstom dit ne pas s'inquiéter.

"Ca fait longtemps que la Commission n'a pas regardé un dossier transport", remarque-t-il, ajoutant que le marché du ferroviaire est "extrêmement complexe".  Henri Poupart-Lafarge "refuse d'envisager" que Bruxelles mette son veto à la fusion, et juge en tout cas "extrêmement prématuré de spéculer sur ce que pourrait demander la Commission". 
  
Annoncée en septembre 2017, la fusion entre le français Alstom et les activités de transports de l'allemand Siemens permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier.

En Bourgogne Franche-Comté, les trois sites Alstom de Belfort, Ornans et du Creusot seront concernés par la future fusion avec l'Allemand Siemens. 

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