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Canicule : 83 décès supplémentaires enregistrés cet été en Bourgogne Franche-Comté

La canicule a fait 1500 décès supplémentaires cet été en France. / © Dominique Touchart - maxPPP
La canicule a fait 1500 décès supplémentaires cet été en France. / © Dominique Touchart - maxPPP

Les épisodes de canicule de cet été 2019 ont causé 1.500 morts de plus en France a annoncé la ministre de la santé Agnès Buzyn. Dans notre région, la surmortalité s'élève à + 7 % sleont l'agence régionale de santé.

Par Sophie Courageot

Agnès Buzyn a dévoilé dimanche 8 septembres les données au niveau national. Les canicules de juin et juillet ont entraîné moins de 1.500 décès supplémentaires en France, un niveau 10 fois inférieur au record enregistré lors de la canicule de 2003, et ce, malgré des températures encore plus élevées cette année. Selon les calculs de Santé Publique Franc, on comptabilise un total de "1.435 décès en excès, 567 lors de la première vague de chaleur et 868 lors de la deuxième, soit une surmortalité relative de 9,1%" par rapport à la normale.

En Bourgogne-Franche-Comté, l’excès de décès est estimé à 83 morts indique l'agence régionale de la santé. Soit un taux de surmortalité de +7 % sur les deux périodes. Du 24 juin au 7 juillet, on totalise 34 décès de plus que la normale. Du 21 au 27 juillet, 49 décès supplémentaires ont été enregistrés. L'ARS ne précise pas le profil des personnes qui ont trouvé la mort durant ces périodes de fortes chaleurs en Bourgogne-Franche-Comté. 


Moins de morts que l'an dernier


Pour comparaison, l’excès de mortalité pour la canicule du 24 juillet au 9 août 2018 était évalué à 168 décès, soit une surmortalité relative de +19%. En 2018, la canicule de fin juillet/début août avait provoqué environ 1.500 morts de plus qu'un été normal.


En 2003, la canicule fut la plus meurtrière en France. Elle avait fait 15.000 morts entre le 4 et le 18 août 2003, surtout en région Centre et en Ile-de-France. Dans l'ensemble de l'été, le nombre des morts causés par la chaleur avait atteint 19.490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l'Inserm. À Besançon par exemple, les Pompes Funèbres générales de Besançon avaient comptabilisé 100 décès de plus que l'été précédent.
 

Prévention et mobilisation générale


"La canicule de 2003, c'était 20 jours, là nous avons eu 18 jours de canicule en deux épisodes, mais très intenses, avec une couverture du territoire très importante lors de la 2e canicule" et avec "des températures excessivement élevées", a rappelé Agnès Buzyn.
Selon la ministre, la mobilisation des professionnels de santé et de soin, des collectivités, associations, personnels des EHPAD a fonctionné permettant d'éviter d'engorger des services de santé
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"Sur ces 1.500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées", a expliqué Agnès Buzyn, évoquant "une dizaine de décès dans le monde du travail", des hommes qui travaillaient en extérieur. 
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Les températures cet été en France ont dépassé les 45 degrés

    
Le 27 juin 2019  Météo-France a  placé 4 départements du sud de la France en vigilance rouge (Gard, Vaucluse, Hérault et Bouches-du-Rhône). C'était une première. 43,5 °C sont relevés à Montclus dans le Gard.
Le 28 juin, le record national de température, tous mois confondus, est battu par Vérargues (Hérault) où le thermomètre atteint ce jour-là 46 °C.
    
 

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