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Congé paternité : Sera-t-il rallongé de deux à trois semaines pour les papas ?

© Anne-Sophie Bost - maxPPP
© Anne-Sophie Bost - maxPPP

Un rapport propose de porter le congé paternité à deux ou trois semaines. Ce congé est actuellement de 11 jours pour les pères. 

Par AFP

Le rapport préconise de rendre une partie de congé paternité au moins en partie obligatoire, afin d'augmenter la proportion de pères demandant à en bénéficier.


7 pères sur 10 prennent le congé paternité

Actuellement, sept pères sur dix prennent ce congé "de paternité et d'accueil du jeune enfant", d'une durée de 11 jours consécutifs pour une naissance simple et 18 jours pour une naissance multiple.
Instauré en 2002, ce dispositif optionnel, indemnisé par l'Assurance maladie en fonction du salaire. Ce congé paternité vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours, à la charge de l'employeur.

Plusieurs pétitions et tribunes ont réclamé ces derniers mois une révision du congé paternité, jugé "trop court pour être efficace". Une demande féministe de longue date, portée par de plus en plus d'hommes. 

Prolonger le congé des pères, la question est "à l'étude mais rien n'est arbitré", a indiqué le cabinet de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. 

Les auteurs du rapport estiment que "si la durée du congé paternel restait inchangée", des progrès significatifs seraient "peu probables" en matière de "répartition des tâches au sein du couple" et d'"égalité professionnelle".

Ils proposent donc de porter la durée du congé paternité à deux ou trois semaines, et dans le même temps de porter à cinq jours ouvrés le congé naissance obligatoire.

 

C'est quoi le congé paternité ?



Il faut déculpabiliser les pères

Au total, le congé naissance/paternité serait donc de trois ou quatre semaines, selon l'option retenue.
Une telle réforme impliquerait un surcoût de 133 millions d'euros pour la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf), dans l'option à trois semaines, et de 331 millions pour quatre semaines. 

Une telle mesure permettrait "de favoriser la prise du congé par des pères qui auparavant s'abstenaient, et déculpabiliserait ceux qui souhaitent le prendre pour la totalité de sa durée", estime l'Igas, pour qui, "passée la +première fois+, il deviendrait naturel pour un ministre, en France, de prendre un congé de paternité, comme dans les pays nordiques".
  

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