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Consultation citoyenne sur les pesticides : ce qu'en pensent nos internautes...

Le gouvernement soumet dès ce lundi à la consultation son projet de décret concernant l'interdiction des pesticides sur une distance minimale des habitations. Du côté de nos internautes, les avis divergent. Réactions. 

Par Sarah Rebouh

Le projet du gouvernement d'interdire les pesticides sur une distance minimale des habitations est loin de satisfaire le mouvement de l'appel des coquelicots qui "souhaite une interdiction totale", comme nous l'a exprimé ce lundi 9 septembre Emmanuelle Mercier, porte parole du mouvement à Besançon (lire notre article). 

Une consultation citoyenne doit être lancée ce jour. Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, et Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ouvrent cette consultation publique durant 3 semaines.

Ce lundi, nous avons demandé aux internautes de nous donner leur avis quant à une potentielle interdiction des épandages à 5 ou 10 mètres des habitations et sur la volonté du gouvernement de consulter sur cette question les citoyens. Ils sont nombreux à partager l'avis du mouvement "Nous voulons des coquelicots". 
 

"Pourquoi continuer à utiliser des produits chimiques"


Pour beaucoup, la suppresion totale des pesticides sur nos territoire est nécessaire. "C'est pas 5 ou 10 mètres ni même 150 mètres, c'est supprimer totalement l'utilisation de pesticides, et pas dans 3 ans maintenant" réclamme Pascal sur nos réseaux sociaux. Julien s'interroge quant à lui : "La question serait plutôt, pourquoi continuer à utiliser des produits chimiques dans l'agriculture, alors qu'ils tuent les insectes, les oiseaux et nous filent le cancer ... ?"

Ray souhaite que les citoyens agissent désormais sans pour autant détailler la marche à suivre : "On laisse des gens polluer l'eau qu'on boit, l'air qu'on respire, les sols qui nous servent à produire des aliments sains ... alord que ces 3 éléments sont des biens communs et des héritages à transmettre !!!! On doit agir, sans attendre quoi que ce soit des gouvernements quels qu'ils soient !" Du côté de Genevieve, on appelle les autorités à agir et maintenant : "S'adapter à la nécessité de la sauvegarde du milieu de vie de l'etre humain me semble relever du bon sens. Donc il faut changer et ce n'est pas demain, c'est maintenant."
 
 

"Comment se payer la tête des gens ?"


Alors que le gouvernement parlait d'une consultation citoyenne dès ce lundi 9 septembre, à 15h, toujours aucun espace n'était dédié sur les supports numériques des différents ministères. Certains internautes dénoncent une supercherie et un effet d'annonce. "C'est se foutre de la g***** des gens... Autant ne rien faire ce serait quasiment pareil" s'insurge Annie, alors que Patricia écrit : "5 ou 10 mètres... Ou comment se payer la tête des gens ? Sérieux ?" et que François appuie : "5 a 10 mètres... Ou comment noyer le poisson, encore..."

Pour Benjamin, les agriculteurs ne peuvent pas s'adapter sans cesse. C'est également aux riverains de faire attention. "Je dirais plutôt 30 mètres culture basse et 50 mètres culture haute et d'interdire de construire à proximité de champs déjà établi. Car c'est pas aux exploitants de s'adapter au arrivants, mais bien l'inverse" explique l'internaute qui provoque quelques réactions à la suite de son post. "Et quand on habite depuis 20 ans à côté de champs d'élevages changés en champs de culture ?" lui répond alors Patricia. 

Si les avis divergent régulièrement au sujet des pesticides et de leur utilisation dans notre agriculture, un sondage IFOP à l’initiative d’Agir pour l’Environnement laisse apparaître que 96% des personnes interrogées indiquent être favorables à l’interdiction de l’épandage de pesticides à 150 m des habitations.
 

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