Collision mortelle à Millas : il y a 35 ans, Beaune gérait l'accident de cars qui a tué 53 personnes

Le mémorial aux victimes de l’accident de Beaune-Merceuil, sur l'aire du Curney / © France 3 Bourgogne
Le mémorial aux victimes de l’accident de Beaune-Merceuil, sur l'aire du Curney / © France 3 Bourgogne

La collision d'un bus scolaire à Millas (Pyrénées-Orientales) avec un TER a causé la mort de 5 personnes, jeudi 14 décembre. Un événement qui n'est pas sans rappeler l'accident du 31 juillet 1982, à Beaune-Merceuil, en Bourgogne.

Par Valentin Chatelier

Le 31 juillet 1982, 53 personnes sont décédées à Beaune-Merceuil, à la suite d'un accident d'autocars sur l'autoroute A6. 44 enfants originaires de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, partaient en colonie de vacances. Il reste l'accident survenu à un transport d'enfants le plus meurtier en France.

La gestion de ces drames a beaucoup évolué en 35 ans. Elle n'a pas été la même jeudi 14 décembre, à la suite de l'accident à Millas, et en 1982.


Ni plan rouge, ni commandement unique, ni QG


A l'époque, le plan rouge n'existait pas en Bourgogne, mais seulement à Paris. Il est destiné à "organiser l'intervention d'un dispositif de secours en cas d'événement provoquant un nomvre élevé de victimes", rappelle le ministère de la Santé. 

Il n'y avait pas de commandement unique, ni de QG en préfecture pour coordonner les moyens. Pour gérer l'urgence, les élus locaux et les secouristes de terrain se débrouillaient.

Aujourd'hui, le plan NOVI, comme nombreuses victimes, se déclenche lorsqu'un drame d'une telle ampleur survient. La chaîne de prise en charge des pompiers se met quant à elle immédiatement en place.

"Le système d’aide à la décision qu’ils utilisent va leur proposer automatiquement différents échelons. Et en fonction de la localisation de l’événement, il va leur proposer l’envoi de 10 ou 15 ambulances", explique Commandant Olivier Roy, officier de communication au SDIS 21.

De son côté, le Dr Thomas Chaussade, médecin chef adjoint au SDIS 21, met en avant l'anticipation. "Dès la réception de l’appel on essaie d’anticiper l’arrivée des victimes sur les hôpitaux compétents", note-t-il. Une anticipation qui n'aurait néanmoins pas aidé les victimes de l'accident de Beaune-Merceuil : elles avaient péries dans le brasier avant l'arrivée des secouristes.


Un reportage de Maryline BARATE, Rodolphe AUGIER et Pascal RONDI avec
Commandant Olivier Roy, officier de communication au SDIS 21
Dr Thomas Chaussade, médecin chef adjoint au SDIS 21

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