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Lundi de Pentecôte : des salariés d'Aldi s'opposent au travail les jours fériés

Ils étaient une vingtaine devant l'entrepôt Aldi de Beaune (Côte-d'Or) ce lundi 21 mai 2018. / © Gabriel Talon / France 3 Bourgogne
Ils étaient une vingtaine devant l'entrepôt Aldi de Beaune (Côte-d'Or) ce lundi 21 mai 2018. / © Gabriel Talon / France 3 Bourgogne

En ce lundi de Pentecôte, des salariés des supermarchés Aldi se sont mobilisés devant leur entrepôt de Beaune. Ils s'opposent au travail les jours fériés désormais demandé par leur direction.

Par M. F.

Les salariés d'Aldi se sont réunis dès 3h15 ce lundi matin à l'ouverture des grilles de leur entrepôt à Beaune (Côte-d'Or). Ils sont transporteurs, chauffeurs ou employés de magasin et refusent de travailler les jours fériés.

Les magasins de l'enseigne ouvrent désormais six jours fériés par an. Un changement nécessaire selon la direction pour répondre aux exigences du marché et de la clientèle. Du travail supplémentaire mal rétribué pour les employés.

Lundi de Pentecôte : des salariés d'Aldi s'opposent au travail les jours fériés
En ce lundi de Pentecôte, des salariés des supermarchés Aldi se sont mobilisés devant leur entrepôt de Beaune. Ils s'opposent au travail les jours fériés désormais demandé par leur direction. - France 3 Bourgogne - Maeva Damoy, Gabriel Talon, Pascal Rondi

Chaque salarié doit ainsi travailler quatre jours fériés par an. Cela se fait sur la base du volontariat pour la direction, mais les employés n'ont pas la même vision des choses.

"C'est un volontariat déguisé, parce qu'on nous impose quatre jours fériés sur l'année, sachant qu'on en a un jour pour la solidarité pour les anciens et trois jours qu'on nous impose", détaille Eddy Marco, préparateur de commandes chez Aldi.

On nous dit que c'est volontaire, mais on nous impose quand même trois jours à choisir. Pour moi, ce n'est pas du volontariat.


Moral atteint​

Ils ne sont pas en colère mais leur moral est atteint. En ce lundi de Pentecôte, ils ne sont d'ailleurs qu'une petite vingtaine à se mobiliser.

"Beaucoup n'osent pas être là. Dans les magasins, nous sommes des petites équipes. Donc ce n'est pas toujours évident quand il n'y a qu'une personne ou deux qui veut faire la grève. Souvent ils ont peur des retombées", précise Aude Fourrageat, employée principale en magasin.

La direction d'Aldi n'a pas souhaité nous répondre face caméra. Par écrit, ils précisent qu'une réunion est fixée avec les délégués syndicaux jeudi 24 mai.

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