8 mai : un parcours pour rendre hommage aux résistants inauguré à Chenôve

Publié le
Écrit par Auberi Verne

À l'occasion de la commémoration de la fin de la Seconde guerre mondiale, ce dimanche 8 mai, un parcours sur la résistance à Chenôve (Côte-d'Or) a été inauguré. L'objectif est de rendre hommage à ceux qui ont lutté contre l'occupation nazie dans la ville.

Vivez le Festival Interceltique : Le Festival Interceltique de Lorient 2022

"Ça, c'est la plaque dédiée à Maxime Guillot. C'était un cheminot, très engagé dans la résistance. Au nez et à la barbe des Allemands, il cachait des prisonniers de guerre et des résistants et les aidait à se réfugier dans les départements voisins."

C'est d'un pas assuré que Jean Belin déambule dans les rues de Chenôve (Côte-d'Or), en indiquant les points d'intérêt du parcours qu'il a lui-même conçu.

Dédié à la mémoire des résistants qui ont combattu l'occupation nazie dans la ville, le circuit a été inauguré ce dimanche 8 mai, à l'occasion du 77ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Au total, l'itinéraire s'étend sur 4,7km et est indiqué par plus d'une centaine de flèches de signalisation.

Le circuit se compose de neuf étapes. Il débute au cimetière de la ville, où Marcel Naudot, à l'époque maire de Chenôve a été arrêté par l'occupant, pour se terminer devant le monument aux morts et la plaque Marcel Guillot.

Se remémorer les "héros" de Chenôve

Le devoir de mémoire revêt une importance toute particulière pour Jean Belin. Lui même fils de déportés, il est aujourd'hui président départemental de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes.

"Ce qui m'a poussé à concevoir ce parcours, c'est donner de la suite au travail de mémoire qui est engagé depuis des années par la municipalité de Chenôve", explique-t-il. "Il reprend tous les héros, pour la plupart domiciliés à Chenôve, qui ont été résistants."

Et Chenôve compte beaucoup de ces "héros". Maxime Guillot, Marcel Naudot, Raymond Bougeot... Autant de résistants qui ont lutté contre la barbarie nazie et qui en ont payé le prix fort. "Un grand nombre d’entre eux ont été déportés, beaucoup ne sont jamais revenus", affirme l'historien.

"On parle peu du rôle que la résistance a joué pour libérer notre pays"

Voilà l'autre raison qui a poussé Jean Belin a à concevoir le parcours. "Que ce soit dans les médias, ou, surtout, dans le cadre de l'éducation nationale, on parle surtout de la déportation et du massacre des Juifs. Ce qu'il faut faire, bien évidemment. Mais on parle peu de la résistance et du rôle qu'elle a joué pour libérer notre pays", juge-t-il.

Ce projet est là pour rappeler ce qu'a été la période 39-45, et surtout, le concours des enfants de Chenôve dans la libération de notre département et de la France.

Jean Belin, concepteur du parcours

"Nous sommes très attachés à la transmission", souligne de son côté Thierry Falconnet, maire (PS) de Chenôve. "La mémoire, c'est la transmission. L'histoire, c'est la transmission également. Pour nous, le fait que la jeunesse soit attachée à ce travail d'histoire, c'est essentiel."

Pour inciter cette jeunesse à découvrir (ou redécouvrir) l'histoire de la ville, le parcours sera amené à évoluer dans le futur, sans qu'une date précise soit encore avancée. Prochaines étapes : le renforcement du fléchage et l'enregistrement d'explications interactives, accessibles via un QR code intégré à chacune des étapes.