140 postes à pourvoir au job dating à Dijon pour les métiers de l'hôtellerie et de la restauration

Publié le Mis à jour le
Écrit par Auberi Verne

Barmen et barmaids, réceptionnistes, gouvernantes... Le Club Hôtelier Dijon Bourgogne a organisé, ce lundi 21 mars, un job dating pour les métiers de l'hôtellerie et de la restauration. Plus de 140 postes restent à pourvoir dans les établissements adhérents au club, qui représente 85% des hôtels de Dijon.

"On s'est rendu compte qu'il y avait environ 140, 150 postes à pourvoir." Ce manque de main-d'œuvre, c'est ce qui a poussé le Club hôtelier de Dijon et son président, Antoine Muñoz, à organiser un job dating pour les métiers de l'hôtellerie et de la restauration. Le club représente 85% des hôtels de la ville et plus de 2 500 chambres.

L'événement s'est tenu ce lundi 21 mars, dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie de Bourgogne, à Dijon (Côte-d'Or). 20 recruteurs étaient présents pour tenter de trouver des employés aux postes de réceptionnistes, gouvernantes, barmans ou encore femmes de chambre.

"La palette est très vaste", confirme Antoine Muñoz. "Et ça va du contrat à durée indéterminée au contrat saisonnier, en passant par les extras et mêmes les alternants en formation aux métiers de l'hôtellerie."

Un recrutement sur le savoir-être plutôt que sur le savoir-faire

Au stand de l'Hôtel des Ducs, Laurent Clément se prépare à renseigner les curieux. Il indique avoir 4 à 5 postes à pourvoir dans son établissement. "On recherche notamment en réception", précise-t-il. "On s'engage d'ailleurs à n'embaucher qu'en CDI, avec des volumes horaires qui peuvent être adaptés."

On recrute beaucoup de gens qui ne sont pas du métier.

Laurent Clément, directeur de l'Hôtel des Ducs

Pour celui qui est aussi le secrétaire du Club Hôtelier, les compétences relationnelles sont un facteur plus important que le savoir-faire.

"On recrute beaucoup de gens qui ne sont pas du métier, comme des étudiants par exemple", insiste-t-il. "Pour moi, il est plus important qu'un employé corresponde à nos valeurs, plutôt qu'il ait une formation hôtelière."

Plus loin, Laurent Fayard, directeur général du château de Saulon, anime le stand de son établissement. Il affirme lui aussi chercher des "profils" plutôt que des "compétences". "On veut vraiment des personnes tournées vers le relationnel, des gens qui ont envie de bosser ici. Ce n'est pas vraiment la formation qui nous intéresse."

Des métiers à la mauvaise réputation

Alors si la formation suivie revêt moins d'importance pour les employeurs, pourquoi tant de postes restent-ils inoccupés ? "Eh bien, en restauration notamment, ce sont des métiers assez difficiles", explique Laurent Fayard. "Ce n'est pas très bien payé, et il y a encore des coupures de travail. Ces métiers ont mauvaise réputation, mais heureusement, c'est en train de changer."

Dans un grand hôtel situé à deux pas de la chambre de commerce et d'industrie, une dizaine de postes sont à pourvoir. Le directeur de l'établissement, Alexander Krips, a pris une série de mesures pour rendre ces emplois plus attractifs.

Les salaires ont été réhaussés. On essaie d'éviter de faire des services en coupure.

Alexander Krips, directeur de l'hôtel Mercure

"Et n'oublions, pas dans l'hôtellerie-restauration, c'est deux à trois jours de repos par semaine. On essaie d'améliorer les conditions de travail", conclut-il.

Pour rappel, les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration ont été fortement touchés par la crise du covid-19. Entre février 2020 et février 2021, la branche aurait perdu 237 000 salariés.