Les buralistes espèrent faire un tabac avec le mois de la Vapoteuse

Novembre va t-il enterrer la cigarette ou les buralistes ? Nouvelle hausse du prix du paquet ce mois ci. Pas simple de garder une clientèle sans se diversifier.
Alors la profession contre attaque en lançant le mois de la cigarette électronique.

Par Christophe Tarrisse

Le mois de novembre n'est pas connu pour être le plus gai de l'année. Et si une profession a des raisons de déprimer, c'est bien les buralistes. Mois sans tabac, nouvelle hausse du prix du paquet, pas simple de garder une clientèle sans se diversifier... Mais la profession n'entend pas se laisser abattre : elle a lancé le mois de la VAP, pour promouvoir la cigarette électronique. 

Alors qu’un quart (25,4 %) des adultes de 18 à 75 ans fume encore quotidiennement (chiffre de 2018 contre 26,9 % en 2017), novembre rime avec sevrage. Selon les chiffres de la dernière édition du Mois sans tabac, plus de 241 000 personnes s’étaient inscrites en 2018 sur le site internet tabac-info-service.fr, soit 84 000 de plus que l'année d'avant. La première édition avait attiré environ 180 000 fumeurs en 2016.

Ne pas mégoter sur le Mois de la Vap?


Le Mois sans tabac a clairement "contribué" à  la baisse historique du tabagisme en France : 1,6 million de fumeurs quotidiens en moins entre 2016 et 2018. Le buraliste est un point de contact privilégié́ dans la démarche des fumeurs désireux de tendre vers une réduction ou vers l’arrêt du tabac. En effet, la vape est un produit de réduction des risques ciblant les 12 millions de fumeurs en France, ce qui signifie que les futurs vapoteurs sont d’ores et déjà̀ clients des buralistes. Cette analyse s’appuie notamment sur l’étude publiée par Santé Publique France en juin 2019 et annonçant que 700 000 fumeurs ont arrêté́ la consommation du tabac grâce au vapotage.

Le « Mois de la Vape » se traduira par une campagne d’affichage dans les points de vente des buralistes ainsi qu’une campagne promotionnelle. "Nous sommes des commerçants d’utilité́ locale, nous l’affirmons et nous l’appliquons, en respectant l’engagement pris dans le cadre du protocole d’accord signé en 2018 avec l’État" explique Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

Voir le reportage d'Anne Berger et Rodolphe Augier


Le tabac qui n'aura bientôt plus la première place dans certains commerces de buralistes. Signe des temps, l'inscription "tabac" pourrait même disparaître de la fameuse carotte !  

 

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