Cité de la gastronomie et du vin de Dijon : la mémoire du chantier en images

Le photographe Dørex capture avec son appareil des instants du chantier de démolition de l'hôpital général de Dijon. / © Romain Liboz / France 3 Bourgogne
Le photographe Dørex capture avec son appareil des instants du chantier de démolition de l'hôpital général de Dijon. / © Romain Liboz / France 3 Bourgogne

Le photographe Dørex capture des images du chantier de démolition de l'hôpital général de Dijon, où la future Cité de la gastronomie et du vin doit bientôt s'installer. Des clichés qui immortalisent un moment suspendu entre le passé et le futur.

Par M. F. avec Emmanuel Pinsonneaux

Depuis plusieurs mois, le photographe Dørex immortalise des moments du chantier de démolition de l'ancien hôpital général de Dijon. Il mitraille à mesure que les pelleteuses grignotent.

Une démolition, c'est cette suite de moments furtifs entre ce qui fut pendant des dizaines d'années et ce qui viendra se construire à la place. 

"Je suis fasciné par le temps zéro, explique-t-il. Le moment où on est un peu perdu entre le passé et le futur, où je fige les moments un peu chaotiques de fin du monde, où on est perdu dans le temps, où le passé n'existe plus et le futur est incertain. Avec quand même une petite touche d'espoir, parce qu'on sait que derrière il va y avoir du neuf, du nouveau."

Cité de la gastronomie et du vin de Dijon : la mémoire du chantier en images
Le photographe Dørex capture des images du chantier de démolition de l'hôpital général de Dijon, où la future Cité de la gastronomie et du vin doit bientôt s'installer. Des clichés qui immortalisent un moment suspendu entre le passé et le futur. - France 3 Bourgogne - Emmanuel Pinsonneaux, Romain Liboz, Aurélien Marone-Missud

Derrière son comptoir, le patron du bar d'en face est aux premières loges. Il regarde tous les jours se transformer ce décor.  Il en connaissait tous les détails, depuis bientôt 30 ans qu'il l'a dans sa vitrine.

"On voit l'évolution avec les urgences qui sont parties, la cheminée qui est partie, détaille le patron Christophe Mortier. Pour l'instant, on a plus de lumière et puis on attend l'évolution avec grand plaisir."


"Tout va très vite, complète le photographe. C'est vrai que d'une seconde à l'autre, tout change, tout bascule. C'est ces moments là que j'essaye de saisir."

Quand les engins auront fait table rase et que la Cité de la gastronomie et du vin aura mis le couvert, il restera ce témoignage en photos. On en fera une expo ou un ouvrage. Sous quelle forme ?  On y réfléchit encore.

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