Commémoration du 11 novembre : On doit le respect à tous ces gens qui se sont sacrifiés

En 2019, la France célèbre le 101e anniversaire de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Des cérémonies du souvenir ont été organisées à Dijon.
En 2019, la France célèbre le 101e anniversaire de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Des cérémonies du souvenir ont été organisées à Dijon.

En 2019, la France célèbre le 101e anniversaire de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. "Le 11 novembre, c’est toujours très important compte tenu de la boucherie que ça a été", disent les associations d’anciens combattants.
 

Par B.L.


Jean-Louis Nageotte préside l’Union départementale des associations de combattants de Côte-d’Or. Comme tous les ans, il participe aux cérémonies du souvenir du 11 novembre 1918. Ce jour-là, les cloches avaient sonné à toute volée dans tout le pays pour annoncer la fin d'un conflit mondial qui a fait des millions de tués de 1914 à 1918. Rien qu’en France, cette guerre entre les Alliés et l’Allemagne a causé la mort de plus d’un million et demi de soldats et de civils, sans compter les mutilés.

 
Cérémonie du souvenir au monument aux morts, rond-point Edmond Michelet, à Dijon, lundi 11 novembre 2019.
Cérémonie du souvenir au monument aux morts, rond-point Edmond Michelet, à Dijon, lundi 11 novembre 2019.


"Le 11 novembre, c’est toujours très important, compte tenu de la boucherie que ça a été. On leur doit le respect à tous ces gens qui se sont sacrifiés. Il ne faut pas oublier", déclare ce lundi 11 novembre 2019 le président de l’Union départementale des associations de combattants de Côte-d’Or (UDAC 21).

Mais, "si on regarde les budgets successifs des anciens combattants depuis plusieurs années, je pense qu’on commence à les oublier; c'est-à-dire qu’on doit un petit peu gêner quand même", dit Jean-Louis Nageotte. 

 

Les jeunes savent-ils encore ce qu’est le 11 novembre ?

Sur ce point, le président de l’Union départementale des associations de combattants de Côte-d’Or est un peu désabusé. "Il faut dire que l’individualisme maintenant est à tel point en altitude que ça fait peur. Cela fait maintenant plusieurs générations qu’il n’y a plus de conflits sur notre territoire. Je pense que la mémoire s’estompe et disparaît au fur et à mesure.

Il y a un gros travail à faire, dans les familles et à l’école, les deux. On dit l’Education nationale doit faire le boulot, mais il y a aussi la famille. Il faut que la mémoire reste, que ce soit ce conflit ou que ce soit d’autres. Malheureusement, on a tendance à les oublier", conclut Jean-Louis Nageotte.

 


L’émotion était palpable à Hauteroche, en Côte-d'Or, pour les commémorations du 101e anniversaire de l’armistice de 1918. Le village a rendu hommage à ses Poilus morts pour la France. Au total, 21 soldats de la commune ont perdu la vie au front, soit près de 10% de sa population ! Dominique Blandin, aidé par plusieurs familles, a monté une exposition pour tenter de leur redonner vie.

 
Reportage de Christophe Tarrisse, Romain Liboz et Rachel Nectoux avec :
- Dominique Blandin
-Josette Hémery

 

Un Forum sur la Paix face à la montée des égoïsmes nationaux

1-C'est quoi le Forum de Paris sur la Paix ?

Une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus au Forum de Paris sur la Paix mardi 12 novembre 2019.
Objectif : défendre le multilatéralisme face à la montée des "égoïsmes nationaux" dans un monde de plus en plus fracturé. Ce sera la deuxième édition de ce Forum sur la Paix, dont la création avait coïncidé en 2018 avec le Centenaire de la fin de la Grande guerre.

Le Forum de Paris sur la Paix se veut avant tout un lieu d'échange entre États, organisations internationales, ONG, entreprises et société civile afin de présenter des "solutions pour une meilleure organisation de la planète", disent ses organisateurs.

2- Sur quoi va déboucher le Forum de Paris sur la Paix ?

Changement climatique, inégalités, désinformation, cybercriminalité... face à tous ces défis, le Forum de Paris veut être un relais d'actions concrètes et de "bonnes pratiques".

"On veut donner la priorité non pas aux discussions, aux colloques mais à la recherche de solutions. On va ainsi montrer, exposer, soumettre à débat une centaine de projets" portés par des ONG, des organisations internationales ou des Etats, assure Pascal Lamy, le président du Forum et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

A l'issue du Forum, une dizaine de projets seront retenus et accompagnés durant un an, avec un soutien médiatique et éventuellement financier.
 

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