Dijon : opération vérification des étiquettes pour savoir d’où viennent les produits alimentaires

La FDSEA et les JA mènent des opérations de vérification des étiquettes pour savoir d’où viennent les produits alimentaires vendus en magasin. / © Mathieu Morel
La FDSEA et les JA mènent des opérations de vérification des étiquettes pour savoir d’où viennent les produits alimentaires vendus en magasin. / © Mathieu Morel

N’importons pas l’alimentation que nous ne voulons pas ! C’est le mot d’ordre des agriculteurs de la FDSEA et des JA de Côte-d’Or. Ils ont été vérifier les étiquettes dans un hypermarché Carrefour, tout en expliquant leur démarche aux clients du magasin.
 

Par B.L.

Pizzas, escalopes, légumes frais, farines, charcuteries, œufs, plats cuisinés…


Un groupe d’agriculteurs de Côte-d’Or a passé en revue les rayons de l’hypermarché Carrefour, au centre commercial de la Toison d’Or, à Dijon, mardi 15 octobre 2019.
L’opération a duré de 10h30 à 12h30.

Objectif : vérifier si l’étiquetage des produits est conforme et s’il donne aux consommateurs des informations précises et sans ambiguïté.
En effet, sur de nombreux produits alimentaires, on trouve des mentions imprécises sur l’origine : par exemple, il y a seulement UE ou hors UE (Union européenne). "Dans ce cas, il est difficile de faire un achat en toute connaissance de cause", explique Martial Gros, président de la commission Bovins Viande de la FDSEA de Côte-d’Or.
"Cette opération a aussi pour but de rappeler à la distribution et aux politiques que l’étiquetage d’origine est une demande des producteurs, mais aussi des consommateurs."
 
Un sticker « Je sais d’où ça vient » sur les produits dont l’origine est clairement indiquée. / © Mathieu Morel
Un sticker « Je sais d’où ça vient » sur les produits dont l’origine est clairement indiquée. / © Mathieu Morel

 

Le problème de la traçabilité concerne de nombreux produits

Les mauvais élèves sont ceux dont l’origine est floue ou l’indication trompeuse, indique la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles).
En majorité, il s’agit des plats préparés, frais ou en conserve ou encore des charcuteries vendues en "libre-service".

Souvent, il n’y a pas de mention d’origine ou alors elle est indiquée seulement pour la viande. 
Parfois, les emballages portent la mention "préparé en France" alors que le produit ne contient pas d’ingrédients français…

Parmi les produits dont l’étiquetage laisse à désirer, il y a aussi :
-les miels (origine UE/non UE)
-les céréales et les biscuits (qui portent rarement les mentions d’origine)
-de façon générale, les produits des rayons bio, où l’on trouve seulement "origine UE/non UE" et vegan.
 
les produits dont l’étiquetage est flou ont droit à un sticker rouge indiquant « Je ne sais pas d’où ça vient ». / © Mathieu Morel
les produits dont l’étiquetage est flou ont droit à un sticker rouge indiquant « Je ne sais pas d’où ça vient ». / © Mathieu Morel

 

Etiquetage alimentaire : qui sont les bons élèves ?

Heureusement, il y a aussi de bons élèves : ce sont les produits dont l’origine précise est indiquée. Ce sont :

- les produits laitiers de manière générale (laits, fromages, yaourts, lait infantiles, bio et conventionnel)
- les viandes non transformées. "Pour les viandes vendues brut en barquettes, les supermarchés jouent le jeu", reconnaît le président de la commission Bovins Viande FDSEA de Côte-d’Or
- les fruits et légumes
- les oeufs

Sur les produits dont l’origine est clairement indiquée, les agriculteurs ont apposé une étiquette où un smiley vert dit en souriant "Je sais d’où ça vient". En revanche, les produits dont l’étiquetage est flou ont eu droit à un sticker rouge indiquant "Je ne sais pas d’où ça vient".

L’opération s’est déroulée sans problème, résume le représentant de la FDSEA. "A cette heure-là, dans le magasin, il y avait surtout des personnes âgées qui prennent le temps de regarder les étiquettes. Mais, ce n’est pas toujours le cas, car on est parfois pressé, c’est normal."

L’objectif des agriculteurs de la FDSEA et des JA (Jeunes Agriculteurs) est donc de "discuter avec les consommateurs sur l’intérêt des produits « origine France » et leur expliquer pourquoi il faut les favoriser".

 
Les céréales et les biscuits portent rarement des indications sur leur pays d'origine regrettent la FDSEA et les JA. / © FDSEA et JA 21
Les céréales et les biscuits portent rarement des indications sur leur pays d'origine regrettent la FDSEA et les JA. / © FDSEA et JA 21

 

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