François Rebsamen : “Il faut donner plus de sécurité aux salariés”

François Rebsamen, maire PS de Dijon et ancien ministre du Travail / © PATRICK KOVARIK / AFP
François Rebsamen, maire PS de Dijon et ancien ministre du Travail / © PATRICK KOVARIK / AFP

Les ordonnances réformant le code du travail seront présentées officiellement dans quelques jours. François Rebsamen  est d’accord pour donner plus de souplesse aux entreprises, mais aussi plus de sécurité aux salariés.

Par avec AFP

Fusion des instances représentatives du personnel, plafonnement des indemnités prud'homales ou place accrue à l'accord d'entreprise...: voilà les grandes lignes de la réforme du code du travail, qui est une promesse phare de la campagne d'Emmanuel Macron. Une ultime session de concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux débute mardi 22 août 2017.

François Rebsamen, maire PS de Dijon et ancien ministre du Travail de François Hollande, était l’invité de RTL ce matin. Il était interrogé sur les ordonnances de la réforme qui seront bientôt dévoilées par le gouvernement.
"Pour le moment, nous voyons la volonté de donner - je ne suis pas forcément opposé à cela, je l'ai fait moi-même - plus de souplesse aux entreprises. Elles en ont besoin.
Mais il faut (...) donner plus de sécurité aux salariés. L'un ne va pas sans l'autre". "Or pour le moment j'ai vu plus de la souplesse aux entreprises".


"Il y a deux points qui pour moi sont ce que j'appelle des lignes rouges"


La première : la volonté que l'on sent - je ne sais pas si elle figurera définitivement dans l'ordonnance - mais la volonté de modifier le périmètre d'appréciation des difficultés d'une entreprise en cas de plan social, en ramenant ce périmètre du monde entier à la France. Je pense que c'est vrai sujet. Il avait été retiré de la loi El Khomri, je le revois revenir".

"Le deuxième point (...) c'est ce qu'on appelle le regroupement des instances représentatives du personnel". "La fusion des instances représentatives pourrait faire disparaître la personnalité morale du CHSCT, en fusionnant les instances délégués du personnel et CHSCT par exemple", a ajouté François Rebsamen.

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