François Rebsamen : “Non à une cure d'austérité dans les territoires”

François Rebsamen / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
François Rebsamen / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La FNESR (Fédération nationale des élus socialistes et républicains) présidée par François Rebsamen demande au chef de l'État de renoncer à une "cure d'austérité" pour les collectivités locales, car ce serait une "erreur stratégique". 

Par avec AFP

Sur trois jours, le séminaire de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains a réuni 350 à 400 participants à La Rochelle.
Ils ont adressé un message au chef de l'État vendredi 25 août 2017.

"Au moment où tous les indicateurs montrent que la croissance économique repart, en grande partie parce que la politique du quinquennat de François Hollande porte ses fruits, redonnant à nos concitoyens espoir et confiance, aucune cure d'austérité pour nos territoires ne saurait se justifier", indique la FNESR (Fédération nationale des élus socialistes et républicains) dans un texte lu par son président François Rebsamen, maire de Dijon et ex-ministre du Travail.

Les collectivités locales ont participé au redressement des comptes publics, elles ont investi tout en assurant un service public de qualité, estime la FNESR. "Elles ne peuvent aujourd'hui devenir les variables d'ajustement d'une politique de rigueur, de droite, qui peine à cacher son nom". Entraver leurs capacités serait "une erreur stratégique qui pourrait remettre en cause la cohésion sociale et nuire dangereusement au réveil économique" du pays, a poursuivi François Rebsamen.



Les élus de la FNESR demandent à être reçus "sans délai" par Emmanuel Macron


Ils l'ont appelé "solennellement" à renoncer à plusieurs mesures touchant les collectivités. Ils lui demandent ainsi de renoncer à l'effort "déraisonnable" de 13 milliards d'euros d'économies supplémentaires au détriment des budgets des collectivités, à la suppression de 170.000 contrats aidés "qui permettent aux collectivités d'assumer leur mission de service public et aux associations de fonctionner".

La FNESR appelle également le président de la République à renoncer à l'annulation de plus de 300 millions d'euros de crédits d'investissement pour 2017, destinés principalement selon eux au soutien de territoires ruraux et quartiers en difficulté, à renoncer à la remise en cause "unilatérale" des rythmes scolaires, ainsi qu'au projet "démagogique" de réduction du nombre d'élus locaux.

Dans la foulée du séminaire de la FNESR, le PS, à défaut d'université d'été, tient samedi 26 et dimanche 27 août à Paris un "séminaire de rentrée" avec ses cadres (premiers fédéraux, secrétaires nationaux, direction collégiale provisoire et parlementaires). Cette rencontre s'intitule "Se refonder et s’opposer".

A lire aussi

Sur le même sujet

Dijon : derniers préparatifs au lycée Montchapet pour les épreuves du bac

Les + Lus