Maligny : six mois de prison avec sursis requis contre l'éleveur qui avait laissé mourir ses chiens

La Cité Judiciaire à Dijon, où se déroule le procès en correctionnelle de l'éleveur de chiens de Maligny / © FTV
La Cité Judiciaire à Dijon, où se déroule le procès en correctionnelle de l'éleveur de chiens de Maligny / © FTV

L'éleveur qui avait laissé mourir de faim ses animaux comparaissait devant le tribunal correctionnel ce vendredi 13 septembre à Dijon.

Par F.L.

Procès en correctionnelle

Le procès s'est tenu ce vendredi après-midi. Vers 19 heures, il était toujours en cours. Le procureur a requis six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, assortis d'une obligation de soins.

Par ailleurs, le procureur a requis à titre de peines complémentaires :
  • l'interdiction d’exercer le métier d’éleveur pendant 5 ans
  • l'interdiction de détenir un animal
  • la confiscation des animaux confiés à divers associés le 13 mars dernier.
La décision a été mise en délibéré au 15 novembre à 13h30.
 
Maligny : six mois de prison avec sursis requis contre l'éleveur qui avait laissé mourir ses chiens
L'éleveur qui avait laissé mourir de faim ses animaux comparaissait devant le tribunal correctionnel ce vendredi 13 septembre à Dijon. - France 3 Bourgogne - Hélène Lecomte, Anne Berger, Christophe Gaillard, Pascal Rondi

 

Situation personnelle difficile

Pour sa défense, le prévenu parle d’un engrenage après l’AVC de son épouse en juin 2018, et la naissance de sa petite fille en décembre de la même année. Avec les allers-retours au CHU pendant des mois, l’éleveur ne peut plus faire face.
"Il aurait fallu que j’ai 15 chiens pas 80", déclare-t-il. Mais il ne reconnaît pas la maltraitance et explique que sachant qu’il ne pouvait plus les nourrir tous les jours, il avait acheté des croquettes plus riches en protéines pour qu’ils aient les apports nutritionnels nécessaires.

"Je les aimais mes chiens", ajoute-t-il. Alors, comment expliquer qu’on trouve des chiens morts, à côté des vivants dans les box ? Lui ne l’explique pas, comme s’il ne comprenait pas. L'expert-psychiatre qui avait examiné le prévenu en août dernier, a reconnu que "son discernement était altéré au moment des faits, et qu'il n'avait plus la capacité de réagir de manière adaptée."
 

Le rappel des faits

L'éleveur de Maligny (Côte-d'Or) avait été interpellé en mars dernier. À son élevage,  la gendarmerie découvrait une vingtaine de chiens morts, faute de soins. Les autres animaux (une trentaine) étaient recueillis par des associations, dont l'association "Respectons !".

L'éleveur se présente une première fois à l'audience, c'est un homme abattu qui se présente. La défense demande une expertise psychiatrique, l'audience est reportée au 23 avril. L'homme était en proie à des problèmes personnels. Faute d'avoir pu rencontrer un expert psychiatrique, l'éleveur n'avait pas encore été jugé. Plusieurs associations de défense animale se sont portées partie civile.
 

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