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Nucléaire : l'Autorité de Sûreté Nucléaire dresse un bilan satisfaisant en Bourgogne

L'Autorité de Sûreté Nucléaire inspecte chaque année, les installations nucléaires civiles, médicales et industrielles, et contrôle la radioprotection des personnes / © FTV
L'Autorité de Sûreté Nucléaire inspecte chaque année, les installations nucléaires civiles, médicales et industrielles, et contrôle la radioprotection des personnes / © FTV

Chaque année, l'Autorisation de sureté nucléaire dresse le bilan de l'année écoulée. En 2018, aucun incident majeur n'a été relevé lors des inspections en Bourgogne.

Par Tiphaine Pfeiffer

Le nucléaire, qu'il soit médical, industriel ou naturel, semble sous contrôle en Bourgogne.
C'est ce qui ressort en tout cas du rapport annuel présenté par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) ce mercredi 26 juin 2019.

Les inspections ont montré un état globalement satisfaisant.
Il y a tout de même quelques domaines où la vigilance doit être renforcée.
Le niveau d'exposition des personnels en contact avec l'atome est particulièrement étudié par l'ASN.

La radioprotection des professionnels 

  • Dans le médical

L'ASN considère que la radioprotection des professionnels est restée satisfaisante en 2018, à l’exception des pratiques interventionnelles radioguidées.
Cela s'explique par l'appui technique apporté par le physicien médical.

Deux centres privés de radiothérapie était sous survaillance, dans le cadre d’une action conjointe avec l’Agence régionale de santé : celui du groupe ICB à Chalon-sur-Saône, en raison d’une surcharge de travail en regard des effectifs disponibles, et celui du groupe U2R à Nevers, en raison de la mise en place d'un nouveau logiciel interne.

Dans les deux cas, les actions correctives proposées ont été efficaces, propres à garantir la sécurité des soins. 
L'ASN a mis en place un suivi pour 2019.

 
La nouvelle machine de radiothérapie comprend un système de scanner et de radio.
La nouvelle machine de radiothérapie comprend un système de scanner et de radio.

Autre point à surveiller : l’exposition des transporteurs de produits radiopharmaceutiques.
Le transport de matières radioactives reste un point à améliorer.
Le contrôle sur les colis et les véhicules à l’expédition doit être renforcé
 
  • Dans l'industrie
En radiographie industrielle, la radioprotection des professionnels reste globalement satisfaisante.
La plupart des installations sont désormais conformes aux normes d’aménagement des locaux et les donneurs d'ordre sont formés aux mesures de protection.

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La protection du grand public

  • exposition au radon

En 2016, l'ASN avait demandé que les écoles primaires et des collèges fassent l'objet d'un dépistage au radon.
Des actions de remédiation sont en cours dans les 10 % d’établissements pour lesquels la concentration en radon était supérieure au seuil d’action réglementaire.

Afin de vérifier que les actions nécessaires avaient été mises en place, l’ASN a mené 3 inspections auprès des conseils départementaux de la Nièvre et de la Saône et Loire (qui gèrent respectivement 30 et 51 collèges) et de la ville d’Autun (qui gère 7 écoles primaires). 
 
La carte des départements prioritaires pour la gestion du risque radon / © Autorité de Sûreté Nucléaire
La carte des départements prioritaires pour la gestion du risque radon / © Autorité de Sûreté Nucléaire


Cette action s'intègre dans les actions conduites par les partenaires de la « démarche pluraliste radon en Franche Comté» depuis 2011.
Il a pour but de sensibiliser les collectivités territoriales, les professionnels du bâtiment et les particuliers au risque induit par l’exposition au radon.

Pour tout savoir sur le radon et la qualité de l'air intérieur, il existe un site internet piloté par l'ASN dans le cadre d'un projet franco-suisse nommé JURAD-BAT.
 
 
  • Sites et sols pollués
En 2018, la commune de Gueugnon, en Saône-et-Loire, a retenu l'attention de l’ASN.
 

Les terrains pollués par des résidus de traitement des minerais uranifères sont en cours de dépollution.
La dernière phase des travaux, initiés fin 2016, a été engagée en juin 2019.
Jusqu’à présent, des travaux d’assainissement poussés ont déjà été réalisés, permettant le retour à une situation proche de l’état radiologique naturel.

La surveillance, autour de l’installation de stockage des déchets de l’ancienne usine de traitement des minerais uranifères, a été renforcée.
Le périmètre de l’installation a même été élargi pour y inclure des terrains contigus pollués par des résidus de traitement des minerais.

 

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