“Recycler plutôt que jeter” : comment les plantes sont sauvées à Chevigny-Saint-Sauveur (et c'est gratuit)

Donner une seconde vie aux plantes, c’est l'idée qui a germé à Chevigny-Saint-Sauveur. Les plantes annuelles, habituellement arrachées des massifs à l'automne, ne finiront pas au compost cette année. La ville a décidé de les donner chaque semaine aux particuliers.

Les habitants de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or), mais aussi des villages alentours peuvent venir faire provision de géraniums, impatiences et autres bégonias auprès des jardiniers de la ville.  

Un marché aux fleurs pas comme les autres s’installe tous les mercredis depuis début novembre dans cette commune bourguignonne. Des dizaines de plantes à emporter s'agglutinent sur les étals. Et l’autre spécificité c’est qu’ici, tout est gratuit. Alors le plus difficile, c'est de choisir. 

Et les futurs adoptant ne s’y trompent pas, ils sont déjà présents ce mercredi matin. “J’ai pris des géraniums et la dernière fois j’avais pris des fuchsias. Je vais les replanter dans des jardinières. J'ai un endroit pour les protéger pour l'hiver je vais faire des boutures”, explique une dame. “Je trouve qu’en cette période de restrictions et de gaspillage c’est formidable, et je pense que toutes les villes devraient faire pareil”, ajoute une autre candidate à l’adoption d’une plante.

Recycler plutôt que de jeter

L'idée qui a germé à Chevigny-Saint-Sauveur est toute simple. Chaque année, les milliers de plantes annuelles qui fleurissent les massifs étaient arrachées et servaient au compost. La mairie a cette fois décidé de recycler plutôt que de jeter. “On a confié cette mission aux espaces verts en leur disant : est-ce que vous pourriez prévoir un recyclage des plantes plutôt que de jeter ? Maintenant, l’arrachage se fait sur tout le mois de novembre et l’on a différents types de plantes chaque semaine avec des personnes qui viennent une à quatre fois par semaine pour récupérer quelque plantes”, détaille Nicolas Szlatala-Pallot, adjoint au maire en charge des espaces verts et des services techniques.

Conserver les racines

Toutes les autres plantes proposées, impatiences, fuchsias ou géraniums vont pouvoir être remis en terre sans problème. 

Mais pour cela, le service des espaces verts a dû s'adapter et prendre plus de précautions que d'habitude. “Si on arrachait comme avant le système racinaire serait inexistant donc nous avons demandé aux agents de faire attention aux racines pour proposer des plantes exploitables et réutilisables”, explique Fabien Mathias, responsable des espaces verts.

Encore quelques plantes à récupérer

Dans la plupart des massifs de la ville, l'heure sera bientôt à la plantation des bulbes. Il ne reste plus que quelques jardinières à débarrasser et encore quelques géraniums à récupérer.

L'opération de sauvetage de plantes se poursuit jusqu'à la fin du mois de novembre. 

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