Semaine internationale de cyclotourisme : quelles retombées pour Dijon et la Côte-d'Or ?

Publié le Mis à jour le
Écrit par B.L.

11 000 cyclistes venus de 25 pays ont passé une semaine en Côte-d'Or du dimanche 31 juillet au dimanche 7 août 2016, à l’occasion de la 78e Semaine fédérale internationale de cyclotourisme. Elle n'était pas venue en Bourgogne depuis 1961 !

Quel est le bilan de cette 78e Semaine internationale de cyclotourisme ?

Accueillir près de 11 000 cyclotouristes pendant une semaine, c’est un évènement d'envergure nationale qui n'est pas passé inaperçu lors des randonnées sur les routes de Côte-d'Or. "C’est une réussite", estime Chantal Brousse, secrétaire générale du comité d'organisation. Il a fait "un temps exceptionnel" ni trop froid, ni trop chaud.  On a compté peu d’accidents, une ou deux fractures et de la bobologie. "Il y a eu beaucoup moins d’interventions que lors des éditions précédentes alors qu’on était en ville avec le tram notamment. On aurait pu s’attendre à beaucoup plus d’accidents.  Mais les assistants de parcours ont bien géré", dit-elle.

Le succès de cette opération est dû aux 1700 bénévoles qui se sont mobilisés, dont 800 à temps plein pendant toute une semaine. Il y a eu aussi les 1 000 habitants du département qui ont accepté d’héberger des cyclotouristes chez eux.



Peut-on chiffrer les retombées d’un tel événement ?

"On va le faire dans les semaines à venir. Lors des éditions précédentes, on estime qu’il y a eu entre quatre et cinq millions de retombées économiques pour la ville et le département d’accueil. On pense que ce sera la même chose pour cette année", assure Chantal Brousse.

Il faut aussi prendre en compte les répercussions à plus long terme, dit-elle. "Il y a des cyclotouristes qui ont découvert un territoire, une ville qui vont revenir la visiter des années après quand ils vont traverser Dijon, ils auront peut-être envie de s’arrêter. Et puis on a des cyclotouristes qui restent là actuellement : ils ont quitté leur hébergement "Semaine fédérale" pour aller dans des chambres, des hôtels visiter le reste du département, voire la région", ajoute la responsable de l’organisation.



Quels sont les bémols de cette 78e Semaine internationale de cyclotourisme ?

Le choix de Dijon comme point de départ était un pari pour les organisateurs, car les participants sont habitués à des villes d'accueil de plus petite taille. Certains estiment que la capitale des ducs de Bourgogne et ses commerçants auraient pu accueillir les cyclotouristes un peu plus chaleureusement en faisant des prix sur l’hébergement ou dans les restaurants.

"D’autres communes que nous avons traversées ont fait des efforts. Ils ont mis des décorations dans les vitrines, des vélos. Les gens sont plus impliqués. Tandis que là à Dijon, c’est tout juste s’ils savaient ", conclut Pascal Geoffroy, un cyclotouriste de l'Oise qui a participé à une dizaine d’éditions de Semaine internationale de cyclotourisme.

Le reportage d’Arnaud Lefèvre, Romain Liboz et Rachel Nectoux

durée de la vidéo: 01 min 51
Semaine internationale de cyclotourisme : quelles retombées pour Dijon et la Côte-d'Or ?

Intervenants :
-Pascal Geoffroy, cyclotouriste de l'Oise
-Chantal Brousse, secrétaire générale du comité d'organisation